Élections 2018 : réponses des candidats et candidates

Depuis la dernière publication des réponses reçues des candidats et candidates, voici le bilan de ce que j’ai reçu:

  • Réponse de Mme Caroline Charest, candidate de QS dans Montarville qui semble couvrir la position du parti QS. Vous verrez que j’ai conservé la réponse d’origine de Mme Charest et, mis à part Carl Lévesque qui m’avait déjà répondu, j’ai fait un renvoi pour les quatre autres candidats et candidates ;
  • Lors de la séance du conseil d’agglomération de jeudi dernier, j’ai croisé Monsieur Ian Lafrenière, candidat de la CAQ dans Vachon et  Madame Jacinthe-Éve Arel, candidate de la CAQ dans Laporte. Ils m’ont promis de me faire suivre leurs réponses, que je n’ai  pas encore reçues .
  • Pour tous les autres candidats, je n’ai rien reçu à ce jour.

Ces réponses sont visibles dans l’onglet « Élections 2018 » dans le haut de cette page à côté des onglets     Accueil,    À propos,    Inscrivez-vous,….

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville

Premier lot de réponses des candidats et candidates

J’ai  reçu des réponses des candidats et candidates à propos de l’agglomération de Longueuil.

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Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville

Élections 2018 : l’opinion des candidats et candidates

En complément à ce que Pierre Sénécal a écrit jeudi dernier dans ce blogue pour lancer le débat sur l’échec démocratique de l’agglomération de Longueuil, je vous livre ma propre réflexion ci-dessous. Les candidats et candidates aux élections 2018 ont reçu aujourd’hui un courriel avec un lien direct vers ce billet, leur demandant de faire connaître leur position pour régler le déficit démocratique de l’agglomération de Longueuil, un enjeu régional majeur.

On sait que l’agglomération de Longueuil a été imposée par le Parti Libéral du Québec à la suite de la reconstitution de quatre villes et on a mandaté la «ville-centre» qu’est Longueuil afin de gérer les services dits «régionaux». Ces services sont : l’évaluation municipale, la gestion des cours d’eau municipaux, la sécurité incendie, la police, la sécurité civile, la cour municipale, le logement social, le transport collectif, l’élimination et le recyclage des matières résiduelles, l’alimentation en eau et l’assainissement des eaux.

Ces services sont beaucoup plus nombreux, sans raison d’être, que ceux gérés par les quelque 90 MRC du Québec. Contrairement aux MRC, notamment pour les services touchant la sécurité incendie et la police, les services de l’agglomération sont rendus par la ville centre plutôt que par une régie intermunicipale qui permettrait une optimisation des territoires desservis et non une maximisation de l’assiette de taxation dans un désordre organisationnel. De plus, la gouvernance fait en sorte que Longueuil règne de façon absolue sur l’agglomération, contrairement aux règles de démocratie dans les MRC. La gestion des compétences locales et celles de l’agglomération sont dans la même entité et deviennent incestueuses; la reddition de compte en est par le fait même opaque et défaillante.

De plus, et c’est là que l’histoire d’horreur se révèle à nous, les Longueuillois ont un droit de vote pour juger tous les quatre ans leurs élus longueuillois en ce qui concerne la gestion des affaires de l’agglomération de Longueuil tandis que les Bouchervillois, Brossardois, Montarvillois et Lambertois n’ont pas de droit de vote pour juger les élus longueuillois à l’égard de leur saine gestion des affaires de l’agglomération.  Pourtant

  • la Charte canadienne des droits et libertés notamment en son article 3 qui se lit comme suit : « Tout citoyen canadien a le droit de vote et est éligible aux élections législatives fédérales ou provinciales ( NDLR : Les villes sont des créatures de la province, mais la province ne peut se soustraire de son obligation de maintenir le droit de vote)» ; et
  • la Charte des droits et libertés de la personne notamment en son article 10 qui se lit comme suit : « Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.

nous renseignent que le droit de vote est bafoué en ce qui a trait à la charte canadienne et qu’il y a discrimination selon la situation sociale entre un Longueuillois et les autres citoyens de l’agglomération de Longueuil en ce qui a trait à la charte québécoise. Le droit de vote de citoyens sont violés dans l’agglomération de Longueuil  – celle de Montréal et Québec également et les  cinq ou six autres petites je penserais.

Si, en 2006, on avait eu la possibilité d’employer le vocabulaire d’aujourd’hui -que de nombreux politiciens utilisent largement depuis les quelques dernières années – pour décrire ce qui s’est fait à ce moment-là, on aurait dit simplement que c’était « Socialement inacceptable ».

La campagne «  On paie trop pour Longueuil » a confirmé un très haut taux d’insatisfaction des citoyens sondés, soit ceux de Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno.

La population résidant sur le territoire de l’agglomération de Longueuil, englobant les villes de Boucherville, Brossard, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert ont le droit de connaître la position des candidats et candidates à l’élection du 1er octobre prochain sur cet enjeu régional majeur.

Quelle est la position de ces candidats et candidates?  Je leur ai écrit aujourd’hui même et leurs réponses seront publiées dans ce blogue. Ce sera à lire dans les prochains jours.

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville

Élections 2018 : la faillite de l’agglomération de Longueuil et son remplacement doit être un enjeu

Ca y est! La campagne électorale bat son plein.

Voici venue l’occasion de saisir les candidates et candidats des circonscriptions de La Pinière, Laporte, Marie-Victorin, Montarville, Taillon, et Vachon qui sont dans le territoire de l’agglomération de Longueuil des enjeux touchant l’agglomération de Longueuil qui est manifestement un échec démocratique et organisationnel.

Pierre Sénécal, qui a rédigé quelques billets dans ce blogue, me fait suivre ce texte dans lequel il demande aux candidats et candidates de se prononcer sur l’agglomération de Longueuil qui est une création du gouvernement où ces personnes comptent devenir députés. Ce texte, sous forme de lettre ouverte, sera transmis à tous les candidats et candidates de ces circonscriptions.

Nous nous limitons aux candidats et candidates des quatre grands partis. J’inscris à la fin du billet les noms et adresses courrielles des candidats et candidates tels que j’ai pu les relever à ce jour. Veuillez prendre note des points suivants :

  • Il semble que le PQ n’ait pas encore de candidats dans Laporte, selon leur portail de campagne;
  • Pour Québec Solidaire, aucune adresse n’est disponible dans leur portail et en conséquence; j’indique l’adresse de la permanence en attendant de recevoir l’adresse courrielle de chaque circonscription qui commence à rentrer petit à petit.

N’hésitez pas à leur écrire.

Bonne lecture!

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville


LETTRE OUVERTE AUX CANDIDAT(E)S À L’ÉLECTION GÉNÉRAL DU 1er OCTOBRE 2018

La population résidant sur le territoire de l’agglomération, englobant les villes de Boucherville, Brossard, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert ont le droit de connaître la position des candidats et candidates à l’élection du 1er octobre prochain sur la gouvernance régionale.

L’agglomération de Longueuil a été imposée par le Parti Libéral du Québec à la suite de la reconstitution de quatre villes et on a mandaté la «ville-centre» qu’est Longueuil afin de gérer les services dits «régionaux» que sont la sécurité publique, l’évaluation foncière et le transport en commun pour ne nommer que les plus importants.

Or, le Conseil d’agglomération de Longueuil a vécu de crise en crise depuis sa création en 2006 alors que les quatre villes reconstituées que sont Boucherville, Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert ont contesté les supposées «dépenses mixtes» imposées par Longueuil, dont les fameux «frais de gestion de 15%». Il y a eu contestation devant les tribunaux et même une campagne sous le thème «On paie trop pour Longueuil!» et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

En effet, depuis l’élection du 5 novembre 2017 qui a donné une mairesse de Longueuil qui se trouve minoritaire au conseil municipal avec une autre crise politique dont on se serait bien passé. Dès les premiers mois de 2018, nous avons assisté à une partie de bras de fer entre le parti de la mairesse Sylvie Parent et celui de l’opposition officielle dirigé par Monsieur Xavier Léger. Qui fait les frais de ces confrontations à n’en plus finir? Les contribuables qui ont vu le budget d’agglomération de Longueuil augmenter deux fois plus rapidement que l’inflation au point que la «quote-part» des villes au  budget d’agglomération de Longueuil devient un fardeau de plus en plus lourd à porter.

Considérant l’échec monumental qu’est le Conseil d’agglomération de Longueuil en tant que structure régionale, est-ce que les candidats et candidates en lice dans les circonscriptions se trouvant sur le territoire (La pinière, Laporte, Marie-Victorin, Montarville, Taillon & Vachon) auront le courage de prendre position sur l’abolition de l’agglomération de Longueuil au profit d’une Municipalité régionale de Comté  (MRC) tel qu’elle existait avant la fusion forcée des municipalités de 2001?

Mieux encore, est-ce que les candidats et candidates en lice laisseront les populations de chaque municipalité voter par référendum local dans quelle Municipalité régionale de Comté elles veulent faire partie?

Souvenons-nous que Boucherville faisait partie de la MRC de Lajemmerais avant la fusion forcée de 2001 alors que Saint-Bruno-de-Montarville faisait partie de la MRC de la Vallée-du-Richelieu alors que les villes de Brossard et de Saint-Lambert faisaient partie de la MRC Samuel-de-Champlain avec Longueuil.

Nous savons que la Municipalité régionale de Comté des Moulins qui englobe les villes de Terrebonne et de Mascouche gère le schéma de couverture du service de sécurité de niveau 3 et que c’est chaque municipalité qui gère son propre corps de police et sa propre caserne de pompier avec succès. Il est temps que les candidats et candidates en lice dans le cadre de la présente campagne électorale affichent clairement leur position par rapport à cet enjeu régional majeur qui a un impact direct sur les services régionaux et le compte de taxe municipale des contribuables. La parole est désormais à vous…

Pierre Sénécal
Saint-Lambert


Liste des candidats et candidates par circonscription.

Montarville               

CAQ   Nathalie Roy                              montarville@lacaq.net
PLQ    Ludovic Grisé Farand           Ludovic.GriseFarand@plq.org
PQ       Daniel Michelin                      montarville@pq.quebec
QS       Caroline Charest                     asso@quebecsolidaire.net

Marie-Victorin                     

CAQ   Martyne Prévost                     marie-victorin@lacaq.net
PLQ    Sonia Ziadé                              sonia.ziade@plq.org
PQ       Catherine Fournier               marie-victorin@pq.quebec
QS       Carl Lévesque                          asso@quebecsolidaire.net

Laporte                     

CAQ   Jacinthe-Eve Arel                  laporte@lacaq.net
PLQ    Nicole Ménard                        nicole.menard@plq.org
PQ       Candidat Laporte                  laporte@pq.quebec
QS       Claude Lefrançois                 asso@quebecsolidaire.net
Taillon                       

CAQ   Lionel Carmant                       taillon@lacaq.net
PLQ    Mohammed Barhone           Mbarhone@plq.org
PQ       Diane Lamarre                        taillon@pq.quebec
QS       Manon Blanchard                  asso@quebecsolidaire.net
La Pinière               

CAQ   Sylvia Baronian                      lapiniere@lacaq.net
PLQ    Gaétan Barrette                     gaetan.barrette@plq.org
PQ       Suzanne Gagnon                   la-piniere@pq.quebec
QS       Marie Pagès                            marie.pages.ts@gmail.com
Vachon               

CAQ   Ian Lafrenière                         vachon@lacaq.net
PLQ    Linda Caron                            caronl@plq.org
PQ       Patrick Ney                             vachon@pq.quebec
QS       André Vincent                        andrevin@videotron.ca

Molson Coors : Canettes c. Bouteilles

Pierre Sénécal, qui a publié quelques billets dans mon blogue, a transmis à l’hebdomadaire Courrier du Sud une lettre d’opinion intitulée : « L’arrivée de Molson, une si bonne nouvelle ». Je vous laisse découvrir son opinion de deux façons pour ceux qui ne reçoivent par la copie imprimée :

Toujours dans le dossier Molson Coors, je n’ai rien de nouveau pour l’instant dans la démonstration que je veux étoffer sur les effets négatifs pour les villes reconstituées de l’agglomération avec la venue «à rabais » de Molson Coors orchestrée par Longueuil. Et pour cause , car j’essaie toujours d’obtenir un budget détaillé de Longueuil qui se fait tirer l’oreille.

Bonne lecture.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Molson Coors : le point et autres nouvelles en vrac

Ce billet se divise en cinq points. Vous pourrez lire celui ou ceux qui vous intéressent car il n’y a pas de lien entre eux. C’est comme un pot-pourri. Voici le menu que je vous propose :

  1. Le point dans le dossier Molson Coors;
  2. La ville de Longueuil a changé les pages du site de l’agglomération à ma demande;
  3. Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL);
  4. Usine de biométhanisation; et
  5. Combien d’eau consommera l’usine Molson Coors qui s’établira à Longueuil.

1. Le point dans le dossier Molson Coors : mon dernier billet du 21 janvier intitulé  » Molson Coors: Longueuil en mode panique » traitait de la partie de bras de fer que j’avais engagée avec Longueuil dans le dossier Molson Coors. Quand j’ai écrit ce billet, c’était le silence radio avec le service d’accès à l’information de Longueuil. C’était mal parti. À la séance du conseil d’agglomération du 25 janvier, lors de la période des questions, j’ai demandé à la mairesse qu’elle fasse le nécessaire pour que j’obtienne les renseignements que je demande au service d’accès à l’information (voir la plage de la captation vidéo qui débute à la 45e minute ou lisez cet extrait presque mot pour mot de la question qui a été posée : «Monsieur Le Président, je veux faire la preuve que ce que j’avance tient la route et ce que la Mairesse de Longueuil a dit ici le 8 décembre et que je vous ai lu et ce qu’elle a répété dans une lettre publiée la semaine dernière dans la section Opinion de l’hebdomadaire Courrier du Sud est de loin plus inexact que vrai. Pour cette preuve, j’ai demandé des renseignements à Longueuil, mais depuis le 18 décembre, on ne me donne plus aucune information publique qui touche plus ou moins le dossier Molson Coors. Je n’ai même plus droit aux accusés de réception que les autres citoyens reçoivent. Exemple tout simple de demande refusée: le budget détaillé 2017 de l’agglomération. Je demande à la mairesse, si elle est convaincue qu’elle a raison et que j’ai faux et tout faux comme elle l’avance, qu’elle me donne les renseignements demandés et ceux que je demanderai plus tard. Selon moi, le refus de fournir les renseignements prouve de facto pour l’instant que …. j’ai raison».)

Aujourd’hui, en ce jour de la St-Valentin, ça ne file pas le parfait amour avec Longueuil, mais il y a eu un déblocage. Je vous épargne les courriels avec le fonctionnaire de service, car mon clavier risque de tomber en panne. En bref, j’attends toujours les renseignements demandés. Je vous demande de patienter encore un peu.

2. La ville de Longueuil a changé les pages du site de l’agglomération à ma demande : C’est une petite victoire, mais je trouvais que Longueuil se foutait vraiment de nous. Je vous renvoie à mon billet intitulé « La mairesse Caroline St-Hilaire et son ÉCHEC à l’agglomération de Longueuil ». J’indiquais qu’il était scandaleux que Longueuil fasse paraître dans les pages du site réservées à l’agglomération une photo avec le message « Longueuil notre ville durable ». Voici la forme que cette page avait :

Victoire, car cela a été corrigé. Longueuil l’a simplement retiré. Ce qui me fait sourire, mais là c’est le problème de Longueuil, c’est qu’en le retirant pour la partie de l’agglomération, ils le retirent des pages de Longueuil pour la partie de leurs compétences locales, car ils sont sclérosés par la structure de leur portail. La solution serait simple : « Pourquoi ne font-ils pas tout simplement un site pour la ville de Longueuil et un site pour l’agglomération? ». Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer?

3. Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) : Pour rappel, l’OSDL touche des subventions de l’agglo. Dans le contrat intervenu en 2014 entre la Ville de Longueuil qui est le signataire au nom de l’agglo, la ville de Longueuil avait imposé que toutes les représentations publicitaires se fassent au nom de la ville de Longueuil quand on se serait attendu qu’elles se fassent au nom des villes de l’agglo. Encore une fois, c’est scandaleux. Je vous renvoie à mes billets sur ce point intitulé «  Y a-t-il une forme de détournement de fonds de l’agglo par la ville de Longueuil? » et « OSDL : l’accord parfait avec l’agglomération ». Le problème c’est que j’ai pris la ville de Longueuil en décembre à reconduire le contrat 2018 avec l’OSDL avec la même « clause de vol d’identité » aux dépens des autres villes. J’en passe pour être bref, mais j’ai encore une fois appelé le dg de l’OSDL, M. Gilles Choquet. La discussion a été sereine et je crois qu’il va demander à Longueuil, si ce n’est pas déjà fait par Longueuil même, de corriger cette grave anomalie. Dossier à suivre, car le service de l’accès à l’information m’a informé récemment que le contrat n’était pas revenu de sa ronde de signature. À suivre.

4. Usine de biométhanisation : À ma grande surprise, lors de la séance du conseil d’agglomération du 25 janvier, le maire de Boucherville a été le seul à voter contre la résolution touchant une dépense pour la future usine de biométhanisation à Longueuil. Boucherville souhaite plutôt utiliser celle de Varennes. Je n’ai pas gratté ce dossier en profondeur et j’arrête pour ne pas écrire des bêtise. Cependant, je le trouve prometteur, car pour une première fois le maire de Boucherville veut s’affranchir du carcan de la quote-part de l’agglo. Je ne sais pas quelle mouche l’a piqué, mais c’est bon signe. Dossier à suivre.

Pour le moment, je vous renvoie à un article de Daniel Hart paru dans le journal la Relève du 13 février à la page 11 et qui s’intitule « La Ville de Boucherville préférerait utiliser l’usine de biométhanisation de Varennes » Il faut le lire avec circonspection. Par exemple, il y a une erreur dans la quote-part de Boucherville qui n’est pas 12,4% mais plutôt 14,9%.  Pas toujours facile les chiffres.

Encore une fois,  c’est un dossier à suivre et je pense que les maires de Boucherville,  St-Bruno et St-Lambert et la mairesse de Brossard ont un dossier intéressant pour souder les rangs.

5. Combien d’eau consommera l’usine Molson Coors qui s’établira à Longueuil : Avec la venue de Molson Coors à Longueuil, on se demande quelle quantité d’eau cette usine brassicole va consommer. Il semble qu’actuellement selon deux sources que j’ai eues, que la consommation sera de l’ordre de 1 200 000 m3 d’eau. Je vous vois froncer les sourcils, car ce nombre de 1 200 000 m3 d’eau ne vous dit strictement rien. Ne vous en faites pas, car à moi aussi il ne me disait rien lorsqu’on me l’a donné. Cependant, pour que vous en preniez la juste mesure je vais vous convertir ce nombre en m3 en d’autres unités plus tangibles.

i) Piscine olympique : Le sujet des olympiades est de l’heure même si la baignade ne l’est pas tout à fait. La piscine olympique de Montréal mesure 50 mètres de long, par 25 mètres de largeur et 2 mètres de profondeur. Elle totalise donc 2 500 m3 (50 x 25 x 2). Ainsi, Molson consommera l’équivalent de 480 piscines olympiques par année, soit presque deux piscines par jour pour une semaine de travail de cinq jours. C’est de l’eau me dira-t-on.

ii) Piscine de cour-arrière : Il y en a de toutes les formes et de toutes les tailles, mais une piscine creusée privée de 40-50 m3 d’eau est une bonne représentation volumétrique. Si on retient la moyenne de 45 m3 d’eau, alors Molson consommera l’équivalent de 27 000 piscines privées par année, soit en gros cent piscines par jour pour une semaine de travail de cinq jours.

iii) Par rapport à votre ville : Maintenant, si on compare la consommation d’eau de Molson en un an par rapport à la consommation actuelle de chaque ville de l’agglomération, on obtient les résultats arrondis suivant :

  •   Boucherville : un septième de sa consommation annuelle;
  •   Brossard : un neuvième de sa consommation annuelle;
  •   Longueuil : un quarante-cinquième de sa consommation annuelle;
  •   Saint-Bruno: un quart de sa consommation annuelle;
  •   Saint-Lambert: un quart de sa consommation annuelle;

Pour moi qui est un résidant de Saint-Bruno, cela représente la consommation citoyenne de trois mois. Ce chiffre me parle plus que 1 200 000 m3. Et pour vous, quelle mesure est la plus représentative?

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Molson Coors : Longueuil en mode panique

Longueuil réagit à une communication que j’avais envoyée le 20 novembre dernier à l’hebdomadaire Courrier du Sud et que ce dernier a publiée beaucoup plus tard, soit le 10 janvier dernier, dans la section Opinions. De plus, le Courrier du Sud a dû résumer ce que je leur ai envoyé pour que le texte respecte leurs normes d’édition.

Je tenterai d’être bref. Dans un premier temps, rappelons la chronologie des événements que vous pouvez court-circuiter pour ceux qui ont suivi le dossier à ce jour à l‘exception de la toute récente lettre de Mme Sylvie Parent, mairesse de Longueuil, parue il y a quelques jours et que je référence au point 5 ci-dessous.

  1. Billet publié dans mon blogue le 16 novembre dernier intitulé: « Molson Coors : Longueuil va trinquer aux frais de l’agglomération » . Ce billet a été la bougie d’allumage de l’intérêt porté à ce dossier par plusieurs citoyens et journalistes. La mairesse de Longueuil, les membres de son parti et les fonctionnaires de Longueuil ont eu connaissance de ce billet dans sa totalité;
  2. Ce qui suit est un extrait d’un courriel que j’ai transmis le 18 novembre, deux jours plus tard, à Les Versants avec en copie le Courrier du Sud, Mme Doreen Assaad, mairesse de Brossard et M. Martin Murray, maire de Saint-Bruno pour les informer de l’existence de mon billet dans mon blogue. J’écrivais à propos du billet du 16 novembre paru dans mon blogue : «  ….. mais je crois qu’il est important que ceux qui ne sont pas branchés à l’internet comprennent l’enjeu qui s’en vient. Vous en êtes le relais. Je sais que le sujet est complexe, mais aujourd’hui quand une ville comme Brossard consomme 1/3 moins d’eau que les autres et n’en retire pas d’avantages, « ça me fait suer ». La mairesse de Brossard devrait menacer l’agglo de débrancher tous les compteurs à Brossard si la formule de quote-part ne change pas. C’est socialement inacceptable! …. »;
  3. Dans son numéro du 10 janvier, il y a une dizaine de jours, le Courrier du Sud reprenait mon billet du 16 novembre après un peu moins de deux mois, et en faisait un résumé pour publication dans leur section Opinions page 6. Le même titre a été retenu. C’est Pierre Sénécal que vous connaissez, car il a publié quelques billets dans mon blogue qui m’a informé par courriel le vendredi 12 janvier de la parution de « ma lettre ». En passant, je ne reçois pas chez moi le Courrier du Sud et ne le suis pas, car ce n’est pas notre hebdo régional qui est Les Versants.;
  4. La riposte ne s’est pas fait attendre. C’était probablement la panique à Longueuil. La mairesse de la ville de Longueuil a vite fouetté ses troupes au premier jour, demandé aux quelques cerveaux techniques qui comprennent comment fonctionne le calcul de la quote-part et la facturation de la consommation d’eau au volume de pondre une réponse. Envoi ensuite aux « communicators », comme les appelait David Penven , journaliste des années 2000 au Journal de Saint-Bruno, afin de faire un message percutant, pas trop long, juste assez précis pour qu’on ne puisse pas se faire accuser de ne pas dire la vérité, mais assez imprécis pour rouler 99% des lecteurs dans la farine. Enfin, envoi au Courrier du Sud avant l’heure de tombée pour parution la semaine suivante.
  5. Le Courrier du Sud publie dans son numéro du 17 janvier la réponse de la ville de Longueuil sous le titre « Arrivée de Molson : c’est toute l’agglomération qui y gagne ». Notez que le Courrier du Sud rappelle Longueuil à l’ordre selon moi car il tente de me dénigrer sur le fait que je n’utilisais pas des données à jour disponibles le 6 décembre.  Longueuil savait que ce qui était écrit le 10 janvier était un résumé de mon billet du …. 16 novembre où j’ai pris soin d’établir un calcul avec des hypothèses de travail faute de renseignements précis. Ce n’est pas très correct de la part de Longueuil d’écrire cela. Je vais prendre les mots de Longueuil pour qualifier leur geste:  » C’est tous simplement être de mauvaise foi« .

Je dois à ce stade-ci préciser les points suivants:

  • Dans l’analyse de ce dossier qui est complexe, j’ai reçu des renseignements que j’ai demandés à Longueuil et je n’ai pas terminé de les étudier;
  • Vous devez savoir que ce genre de dossier est chronophage. Je suis seul à l’étudier contrairement à la ville de Longueuil qui a une armée de fonctionnaires payés par nous qui obéissent au quart de tour sous la férule des politiciens de Longueuil;
  • J’ai encore une charge professionnelle et mes clients doivent être servis en priorité. La vie agglomérative passe en second;
  • J’ai demandé d’autres renseignements à la ville de Longueuil dont une dernière demande lundi 15 janvier, deux jours avant la parution de la réponse de Longueuil;
  • Avec l’annonce par Longueuil dans leur réponse, d’une économie de 1M$ pas année pour Boucherville, Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert, ça va déclencher d’autres demandes de ma part, car je présume que Longueuil a bien étoffé son dossier et saura le défendre. Voudra-t-elle le partager?
  • En ce moment, il y a un seul point sur lequel je suis d’accord en bonne partie avec Longueuil. C’est dans la première partie de la phrase où Longueuil écrit : « Les opinions politiques de M. Mercier quant à l’existence de l’Agglomération de Longueuil sont bien connues et l’on ne saurait le qualifier d’observateur objectif». Cette assertion a sa contrepartie et je peux écrire sans risque de me tromper que « Les opinions de Mme Sylvie Parent quant à l’existence de l’agglomération de Longueuil sont bien connues et il ne fait aucun doute qu’elle est en conflit d’intérêts dans son rôle de mairesse d’une ville qui tient en otage quatre autres villes afin de favoriser ses propres citoyens au détriment des autres en s’appuyant sur une loi qui n’a aucune légitimité ». Il faut se rappeler qu’en 2017, 84% de la population de Brossard. Saint-Bruno et Saint-Lambert était favorable à la tenue d’une consultation populaire concernant la sortie des trois villes de l’agglomération de Longueuil. Je ne suis pas un cas isolé, mais je prends le temps lorsqu’il m’en reste pour exprimer ce que des milliers de gens pensent tout bas.

Voilà où nous en sommes en ce dimanche 21 janvier. On m’a demandé si j’allais répondre à Longueuil. Bien sûr que je le ferai; cependant, ce sera plus tard, car je n’ai pas terminé mon analyse et j’attends des réponses de Longueuil et il y en aura d’autres, comme je l’ai indiqué ci-dessus. Je souhaite analyser ce dossier avec toute la rigueur qui m’a animée au cours de ma carrière professionnelle et je ne veux pas tomber dans le piège des commentaires simplistes comme le font trop souvent les politiciens qui ne comprennent pas les dossiers techniques et qui commentent les chiffres à gauche et à droite. Mme Sylvie Parent, mairesse de Longueuil, fait hélas partie de ce lot de personnes et je me souviens d’interventions de sa part, notamment le 8 décembre 2016 sur la suspension de l’indexation automatique des rentes versées aux retraités selon la Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal et ensuite le 19 janvier 2017 suite à une de mes questions en séance de conseil d’agglomération . C’était désolant.

Donc, l’analyse est importante et les commentaires superflus. Je termine avec cette citation qui n’est pas la mienne et que j’ai reprise de M. Richard Perron, président du SPGQ , qui ne s’en déclarait pas l’auteur: « Les chiffres peuvent être aux commentateurs ce que les lampadaires sont aux personnes en état d’ébriété : ils peuvent parfois servir plus à s’appuyer aveuglément qu’à éclairer. »

Dossier à suivre, chers fidèles lecteurs et lectrices. Merci de votre patience.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Élections 2017 : taux de participation pour les villes de plus de 15 000 habitants

En 2013, j’avais mis la main sur un fichier Excel déjà tout mâché pour ne pas dire ruminé qui donnait des statistiques intéressantes par ville des élections municipales: population, nombre d’inscrits, taux de participation,… Tout était là pour une bonne analyse. Par défaut, je m’étais concentré sur les villes de 15 000 habitants et plus et je vous épargne les motifs de ce choix. Ce n’était quand même pas dénudé de sens car à elles seules les 68 villes de ce palmarès des 15 000 habitants et plus représentaient ¾ de la population du Québec.

En étudiant les résultats, j’avais dû rejeter dix villes car les maires ou mairesses avaient été élus par défaut, faute d’opposition. On tombait donc à 58 villes. Voici ce qui s’était dégagé du classement par taux de participation :


2013:

Médaille d’or :                   Thetford-Mines                                    60,3%
Médaille d’argent :          L’Ancienne-Lorette                            59,9%
Médaille de bronze :       Saint-Bruno-de-Montarville         59,6%
11e                                           Boucherville                                             53,4%
20e                                         Saint-Lambert                                        48,2%
52e                                          Brossard                                                    34,5%
54e                                          Longueuil                                                 34,0%
Moyenne Québec                                                                                   47,2%


Dans les jours suivants les élections de 2013, fort de ces résultats, j’avais transmis une lettre d’opinion à un hebdomadaire local. J’indiquais entre autres, lorsqu’on s’attardait au taux de participation et qu’on faisait une analyse régressive sur la taille de la ville, on arrivait à la conclusion que plus la taille de la ville était importante, moins était élevé le taux de participation. Certains parmi vous me diront que c’était évident mais le rigueur de l’analyse  doit faire en sorte que les impressions soient remplacées par des démonstrations. C’est le fondement de la science. Ce constat permettait de clouer le bec à des politiciens, avaliseurs de fusion et de grands ensembles pour atteindre des économies d’échelle, qui déploraient le faible taux de participation citoyenne.

Pour les dernières élections municipales de cette année, les choses se sont compliquées. Impossible de trouver le même fichier de résultats dans le site du Ministère des affaires municipales et d’Occupation du territoire (MAMOT). Un appel au service du Directeur général des élections du Québec afin d’obtenir un tel fichier où des données traitables en masse est demeuré sans suite. C’est comme si, face au taux de participation général en décroissance de 47,2% en 2013 à 44,8% en 2017, ces institutions baissaient les bras et voulaient subitement ne pas publier trop de statistiques au risque de se faire poser des questions. Pourtant, le DGE avait lancé une campagne publicitaire de bon goût pour inciter les gens à aller voter.

Pour permettre le même genre d’analyse en 2017 qu’en 2013, j’ai dû me payer avec le portail du DGE les résultats de 68 villes de 2013 une par une  (ça fait beaucoup de clics de souris, croyez-moi) et m’assurer qu’avec la base de données de Statistiques Québec, je n’omettais pas de nouvelles villes promues au prestigieux palmarès des 15 000 habitants et plus. Cette dernière étape a fait passer le nombre de villes de 68 à 72. Ensuite, après avoir retranché 16 villes où les maires ou mairesses ont été élus par défaut, faute d’opposition, pour en conserver 56, les résultats sont les suivants :


2017:

Médaille d’or :                  Sorel-Tracy                                         56,9%
Médaille d’argent :         Saguenay                                              55,7%
Médaille de bronze :      Saint-Bruno-de-Montarville     54,7%
11e                                           Saint-Lambert                                  48,2%
13e                                         Boucherville                                       47,7%
46e                                        Brossard                                                37,7%
56e et dernière                 Longueuil                                             33,1%
Moyenne Québec                                                                              44,8%


Thetford-Mines, 1er en 2013 disparaît en 2017 et se classe au 44e rang. L’Ancienne-Lorette, auréolée d’argent en 2013 se classe 4e en 2017 à 54,6%. Quant au médaillé d’or et d’argent en 2017, Sorel-Tracy était 4e en 2013 et Saguenay, 7e.

Je dis BRAVO à ces villes de Sorel-Tracy, Saguenay, L’Ancienne-Lorette qui excellent dans la continuité de la participation citoyenne. Pour ceux qui ne connaisse pas L’Ancienne-Lorette, c’est le bastion de résistants dans l’Agglomération de Québec avec St-Augustin-de-Desmaures (7e en 2017 avec un taux de participation 50,3%). Notons  le résultat de la ville de Québec avec la 5e place et un taux de participation de 50,9%.

Pour le classement complet de 2013 et 2017, cliquez sur le lien Classement des taux de participation à la mairie.

Si on revient à nos cinq villes qui forment l’agglomération de Longueuil, je ne peux m’empêcher de me poser la question suivante pour Longueuil, dans la foulée de celle que je m’étais posée à propos de la victoire de Mme St-Hilaire de 2013  .

Pour défusionner en 2004 et recouvrer sa ville, il fallait un taux de réussite de 35% des électeurs inscrits pour légitimer la décision. Alors en 2017, toutes autres choses étant égales par ailleurs, si tous les électeurs votants de Longueuil et j’écris bien tous les électeurs votants avaient voté pour Mme Sylvie Parent, avec un taux de participation citoyenne de 33,1%, elle n’aurait pas pu être mairesse de Longueuil, faute d’avoir franchi le seul de légitimité de 35%. En passant, cela vaut également pour les deux autres candidates défaites à la mairie de Longueuil.

Je vous donne rendez-vous en 2021 pour la prochaine édition du classement des municipalités aux élections municipales, à moins que le gouvernement censure, pardon bannisse la publication des résultats comme il a décidé de le faire pour les indicateurs de gestion des villes pour faire plaisir à des maires incapables d’expliquer les résultats de leur gestion.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

PS : J’oubliais. BRAVO pour les deux médailles de bronze consécutives de Saint-Bruno-de-Montarville. Sur le podium pour une 2e fois. Je suis ravi en tant que citoyen et comme on dit, la barre est haute pour 2021.

Lettre au ministre Martin Coiteux: Tolérance ZÉRO pour le gaspillage d’eau

Comme suite à mon dernier billet intitulé: « Molson Coors : Longueuil va trinquer aux frais de l’agglomération », j’ai fait suivre par courriel une lettre à M. Martin Coiteux,  ministre des Affaires municipales et d’occupation du territoire (MAMOT) pour le sensibiliser au problème de la forte consommation d’eau au Québec que soulève son ministère, notamment à l’agglomération de Longueuil où  le mode de tarification qui ignore la présence de compteurs d’eau est la source du problème et l’inaction  de son ministère à corriger le problème.  La tolérance ZÉRO doit prévaloir quand la source d’un problème est simplement de nature administrative. Les compteurs d’eau sont là; nul besoin d’en poser.

Cliquez ici  pour accéder à la lettre transmise au Ministre Martin Coiteux .

Les six députés et députées des comtés dans l’agglomération de Longueuil, quelle que soit leur allégeance politique et les cinq maires et mairesses des villes de Brossard, Boucherville, Longueuil, Saint-Bruno et Saint-Lambert entre autres ont  été inscrits en copie.  Les adresses courrielles de ces personnes sont indiquées ci-dessous . N’hésitez pas à écrire à votre député ou députée ou maire ou mairesse pour les saisir de la problématique. Une façon simple et rapide consiste à leur transférer le lien de ce billet en copiant par exemple dans le corps de votre courriel un texte qui s’inspire de ceci avec les adaptations propres à votre situation:

« Madame la députée,

Je voudrais attirer votre attention sur un situation problématique à l’agglomération de Longueuil  où la politique de gestion de l’eau n’incite aucunement à la consommation intelligente et mesurée de cette ressource. Veuillez consulter les billets  à ce sujet ( « Molson Coors : Longueuil va trinquer aux frais de l’agglomération »  et   »  Lettre au ministre Martin Coiteux:  Tolérance ZÉRO  pour le gaspillage d’eau  »   dans le blogue  www.agglomerationlongueuil.ca . Je partage l’avis exprimé dans ces billets et vous demande d’intervenir pour que cela soit corrigé. 

Formule de politesse« 

Il y a un proverbe qui dit que  « les petits ruisseaux font les grandes rivières ».  Donc, votre courriel s’ajoutera à d’autres. Aussi,  c’est comme cela qu’on peut créer une vague. Donc, votre geste ne sera pas un coup d’épée dans l’eau.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville


Catherine Fournier (Catherine.Fournier.MAVI@assnat.qc.ca);
Diane.Lamarre.TAIL@assnat.qc.ca;
Nicole Ménard (nmenard-lapo@assnat.qc.ca);
Gaétan Barrette (ministre@msss.gouv.qc.ca);
Nathalie Roy (nroy-mota@assnat.qc.ca);
Martine Ouellet (Martine.Ouellet.VACHON@assnat.qc.ca);

Doreen Assaad (mairie@brossard.ca);
Jean Martel (mairie@boucherville.ca);
Martin Murray (mairie@stbruno.ca);
Pierre Brodeur <mairie@saint-lambert.ca>;
Sylvie Parent <mairie@longueuil.quebec>;

 

Molson Coors : Longueuil va trinquer aux frais de l’agglomération

Il semblerait selon l’article de Denis Lessard publié dans La Presse de samedi dernier, avec la collaboration de Kathleen Lévesque et d’André Dubuc, que Molson Coors aurait arrêté son choix sur Longueuil pour y aménager sa nouvelle usine. L’emplacement exact serait un terrain près de l’aéroport Montréal Saint-Hubert Longueuil (« Saint-Hubert ») et de l’Agence spatiale. Selon le journaliste, on aurait expliqué que « La proximité des autoroutes a pesé lourd dans le choix de l’emplacement. ».


NDLR:  Ce billet est long. Désolé. Pour écourter votre lecture, laissez tomber le point n°3 en premier, ensuite le n°1 et enfin le n°2.   Le point n°2 est plus technique et n’est pas évident, mais c’est le plus important.  La conclusion est incontournable. Bonne lecture!


Je ne sais pas si Longueuil a gagné cette course de façon loyale quand on sait qu’elle a toujours joué la carte de l’agglo à son avantage et pour ses propres fins. À ce titre, je renvoie le lecteur à mon billet intitulé  Longueuil s’adonne à des techniques d’hameçonnage et de harponnage au détriment de l’agglomération  et celui intitulé Enfin, Longueuil respecte l’agglo  où Longueuil, après avoir été pris la main dans la jarre à biscuit, a apporté les corrections à son site.  De plus on sait que Développement économique Longueuil, bien que de compétence d’agglomération est à sa botte ne serait-ce que par sa raison sociale.

Si la venue de Molson Coors à Longueuil est une bonne nouvelle pour Longueuil, c’est une très mauvaise nouvelle pour Brossard, Boucherville et Saint-Lambert et une très très mauvaise nouvelle pour Saint-Bruno, par leur présence respective dans l’agglo. Ces quatre villes vont déguster pas à peu près si on ne change pas certaines règles de l’agglo ou si on n’est pas vigilant. Voici pourquoi :

  1. Abattement d’impôts fonciers / Crédit de taxes :

Longueuil a voté le 19 septembre dernier le Règlement CO-2017-976 établissant un crédit de taxes et d’autres mesures d’aide aux entreprises dans le cadre d’un programme particulier de développement dans la zone aéroportuaire. Ce crédit de taxe est dégressif passant de 100% à 0% en 6 ans avec un doublon de 100% les deux premières années. Il débute l’année suivant la fin des travaux. Prenons un exemple avec des chiffres (vous saviez tous que j’allais sortir des chiffres) et quelques hypothèses :

  • Valeur de l’investissement : 600 000 000$ selon La Presse;
  • Taux de taxation actuelle à Longueuil : 3$/100$ d’évaluation. On peut calculer un impôt foncier de 18M$ par année, car il est difficile de penser que le rôle foncier ne produira pas une valeur imposable bien différente du coût de l’implantation. Certes il y aura de la machinerie et de l’équipement non-imposable. Cependant, je vais me retenir et réduire ce montant à 16M$. Que ce soit 18M$, 16M$ voire 8M$, c’est la formule et ses effets qu’il faut comprendre;
  • 29 février 2020 : Date hypothétique de la fin des travaux. La mairesse et tout le gratin politique coupent le ruban, sabrent le champagne et chargent la première « caisse de 24 » sur un camion. On trinque ensemble au champagne s’il vous plaît, pas à la petite bière.

Voici selon cette résolution ce que sera l’impôt foncier de Molson Coors,calculé au prorata temporis pour celui de 2020  :

  • 2020     Abattement : 100% soit 13,3M$   Impôt : 0$
  • 2021     Abattement : 100% soit 16M$       Impôt : 0$
  • 2022     Abattement : 100% soit 16M$      Impôt : 0$
  • 2023     Abattement : 75% soit 12M$         Impôt : 4M$
  • 2024     Abattement : 50% soit 8M$          Impôt : 8M$
  • 2025     Abattement : 25% soit 4M$           Impôt : 12$
  • 2026     Abattement : 0% soit 0$                 Impôt : 16M$

Le crédit d’impôt exclusion faite de l’année 2020 (je ne veux pas exagérer et m’attirer les foudres de la nouvelle mairesse) totalise 56M$. À cela s’ajoute le rabais consenti sur le prix de la vente de terrain que je ne connais pas, mais c’est l’affaire de Longueuil. Cela n’ajoute rien à ce que je veux expliquer et pour lequel il faudra être sur ses gardes.

En soi, ce 56M$ peut vous faire grimper dans les rideaux, mais pour l’instant, ça ne me choque pas trop (hormis un fort soupçon de concurrence déloyale soulevée en introduction). Admettons-le: qui ne déroulerait pas le tapis rouge dans de telles situations? J’ai entendu que Varennes et Saint-Bruno étaient dans la course; je présume que Varennes et ma ville se fendaient en quatre pour plaire à l’acheteur et faisaient des concessions dans la négociation. Montréal était dans la course bien sûr et il y a dû y avoir pas mal des courbettes et de concessions pour garder le brasseur à Montréal.

Où il y a un problème et c’est là qu’il faudra être vigilant, c’est pour le calcul de la quote-part de Longueuil qui reviendra à l’agglomération pour son fonctionnement. Rappelons que la quote-part est le montant d’argent que chaque ville remet à Longueuil pour faire marcher l’agglo. Ainsi, l’agglo ne se finance pas par une taxe foncière spécifique qui est indiquée dans votre avis que vous recevez une fois par année en début d’année. Je sais que ça fait incestueux que Longueuil verse une quote-part à Longueuil pour faire fonctionner l’agglo, mais pour l’instant c’est comme ça hélas et ce n’est qu’un jeu d’écritures comptables pour Longueuil. Alors dans le calcul, Longueuil va fort probablement transposer la remise de taxes de 56M$ à Molson et priver l’agglomération des sommes qui lui reviennent par le calcul de la quote-part.

Mais, si Longueuil a voulu faire un cadeau à Molson Coors, c’est sa décision et l’agglomération ne doit par débourser 1¢ pour cela. L’agglomération devra réclamer son dû et encaisser sa pleine part normale sans aucun crédit, remise ou abattement. Dans mon exemple, on peut penser avec le facteur de 0,48 du potentiel fiscal que la somme en jeu est de l’ordre de 15M$. Si Longueuil fait porter à tout le monde le poids de sa décision, c’est 9M$ de plus que Brossard, Boucherville, Saint-Bruno et Saint-Lambert devront payer et départager en eux. LE VRAI PROBLÈME EST LÀ.

J’ajouterais qu’il faudra avoir à l’œil l’équipe des évaluateurs de Longueuil pour qu’il ne se traîne pas les pieds et qu’il calcule la valeur foncière de Molson Coors avant le 1er mars 2020 dans mon exemple. Ils ne sont pas très forts si on pense à leur erreur d’évaluation du Country Club Mount Bruno qui a coûté 350 000$ aux citoyens de Saint-Bruno et il ne faut pas qu’ils sous-estiment la valeur foncière de cette nouvelle propriété industrielle pour plaire à Molson Coors ou Longueuil.

  1. Consommation d’eau:

Pour brasser de la bière, ça prend des ingrédients, mais ça prend surtout de l’eau. Donc l’eau, ça compte pour faire de la bière et l’eau ça se compte également, car pour preuve, il y a des compteurs d’eau dans toutes les industries de l’agglo (si je me fie à Saint-Bruno et Brossard). Ainsi, les villes peuvent imposer les entreprises au m3 d’eau et éviter de les imposer au taux général ou de façon forfaitaire (tarification) sans égard à leur  consommation. C’est une approche d’utilisateur payeur et tout le monde est à l’aise avec ce principe. Jusque-là, il n’y a rien d’alarmant, car Molson Coors va payer à Longueuil son eau au tarif du m3.

Malheureusement, ça ne fonctionne pas comme cela dans le calcul de la quote-part. Le principe d’utilisateur payeur est complètement évacué. Grosso modo, chaque ville paie à l’agglo la moitié du coût de la production de l’eau selon leur consommation propre et l’autre moitié est calculée selon la règle du potentiel fiscal. Vous me voyez venir!

Ainsi, en attirant une industrie brassicole comme Molson Coors qui est une très grande consommatrice d’eau, Longueuil va pouvoir brasser des affaires en or. En effet, elle va facturer Molson Coors le plein coût des m3 utilisés, mais dans le calcul de la quote-part assise sur le potentiel fiscal, elle va payer à l’agglo uniquement 47% du coût. Vu sous un autre angle, chaque fois que Molson va demander un m3 d’eau de plus, Longueuil va lui faire payer le plein coût, car le compteur d’eau va tourner et additionner ce m3. De cette somme, elle va en remettre la moitié à l’agglo, mais pour l’autre moitié elle va en verser à l’agglomération 47% et empocher la différence car la formule de la quote-part va automatiquement réclamer le 53% aux quatre autres villes. Elle va faire de l’argent sur le dos de ces quatre villes et plus Molson va demander de l’eau, plus ça va coûter de l’argent à ces quatre villes. Belle machine à fric n’est-ce pas!  C’est peu dire que Longueuil va brasser des affaires en or. Il y a eu la bière Brador dans les années 80, il y a la Molson Golden aujourd’hui. Maintenant, Longueuil va certainement demander à Molson de lancer l’Agglor ou l’Aggloire car Longueuil est parti pour la gloire avec la formule de la quote-part.

Quand on dit qu’on se fait avoir pour me limiter qu’à ce mot respectueux des bonnes mœurs, il n’y a pas mieux que cet exemple pour l’illustrer.

Et comme Molson va consommer de l’eau à la tonne pour laver ses cuves et les bouteilles vides, cela va être encore pire parce que le coût du traitement des eaux usées est assis à 100% sur le potentiel fiscal. Donc, Brossard, Boucherville et Saint-Lambert vont déguster à nouveau. Saint-Bruno est épargné parce que le traitement de ses eaux usées est géré avec Saint-Basile-le-Grand par une régie autonome.

« Pour ajouter l’insulte à l’injure », l’agglo est en train de construire un réservoir d’eau sur un terrain de l’aéroport, rue Arthur-Vincent. En soi, si cela sert à conserver l’eau pour subvenir à des crises d’approvisionnement et des pointes de demande, je n’ai rien contre en soi, bien que j’aurais mes réserves dont je vous fais grâce. Mais quand dans le budget 2017 de l’agglo, Mme St-Hilaire dans le message dithyrambique de l’excellente santé financière de l’agglo, indique à propos de l’eau potable que :« Une somme de 28 M$ sera notamment investie dans l’amélioration des infrastructures de la gestion des eaux, dont l’usine Le Royer située à Saint-Lambert, alors que plus de 14 M$ seront destinés au nouveau réservoir d’eau potable desservant notamment les résidents de Saint-Bruno-de-Montarville. », elle aurait dû se garder une petite gêne à propos du notamment des résidents de Saint-Bruno quand en réalité, cela a surtout été prévu pour les parcs industriels et maintenant Molson Coors. Eh oui! Les résidants de Saint-Bruno notamment vont payer pour Molson  Coors.

 

  1. Viaduc du boulevard Clairevue et ses voies d’accès:

Rappelez-vous que « La proximité des autoroutes a pesé lourd dans le choix de l’emplacement», écrivait La Presse dans le premier paragraphe.

Question: « Par où les camions chargés à ras bord vont-ils passer pour accéder au réseau autoroutier?  » Réponse: « Ce sera par le viaduc du boulevard Clairevue et les voies d’accès à l’autoroute 30 ».

Question: « Et où sont situées ces infrastructures qui vont être surutilisées par ce ballet quotidien de lourds camions? ». Réponse: « Ce n’est pas à Longueuil, mais à Saint-Bruno. »

Si Saint-Bruno s’en tire pour les frais des eaux usées indiquées ci-dessus, elle va se faire rattraper par les frais additionnels de l’entretien du viaduc du boulevard Clairevue et des voies d’accès à l’autoroute 30.

On aurait tendance à penser que ces infrastructures pourraient être de la compétence de l’agglo. Mais non! Par l’accès à l’information, j’ai demandé la liste des rues qui relèvent de l’agglo et à mon étonnement, ce tronçon n’en fait pas partie. Je suis quand même surpris, mais qu’à cela ne tienne, Longueuil m’a envoyé un fichier des rues relevant de l’agglo et Clairevue n’est pas là.

Conclusion: 

Trois dossiers à surveiller, dont le plus important sur lequel il faut demander un changement immédiat et ça urge, soit celui qui touche la tarification de l’approvisionnement en eau et de l’élimination des eaux usées. Il y a des compteurs d’eau géants aux portes de chacune des cinq villes. On connaît la consommation de chaque ville. Il est temps qu’on facture l’eau à la consommation dans sa totalité non seulement par souci d’équité, mais également pour diminuer le gaspillage de l’eau car des citoyens de certaines villes consomment beaucoup plus d’eau que d’autres sans motif valableCE N’EST PAS ET CE N’EST PLUS SOCIALEMENT ACCEPTABLE EN 2017!

Voici une statistique intéressante pour étayer ce dernier point. Les données proviennent de la ville de Longueuil. Je présente la consommation d’eau par ville en m3  qui a servi au calcul de la quote-part par ville, tel que l’a calculé la ville de Longueuil dans le budget 2017 de l’agglo.  Les chiffres sont assommants.

  • Saint-Bruno et St-Lambert consomment l’eau en proportion de leur population;
  • Boucherville  est plus élevé que Saint-Bruno et Saint-Lambert mais il ne faut pas oublier que Boucherville a toute proportion gardée un gros parc industriel.
  • Brossard est la grande championne, car elle consomme 1/3 moins d’eau que les trois précédentes en proportion de sa population. BRAVO! L’explication est évidente et d’une simplicité limpide: Brossard a des compteurs d’eau dans toutes les résidences;
  • Longueuil est le moins bon élève du groupe et de loin. C’est le cancre. En plus, son parc industriel est moins développé en proportion que celui de Saint-Bruno ou Boucherville.  Longueuil tire déjà fortement profit dans l’agglo de la règle actuelle  « 50% consommation 50% potentiel fiscal » et se fait subventionner. Alors, ne devient-il pas facile pour Longueuil de pratiquer le dumping et donner plein de cadeaux pour attirer des industries comme………. Molson Coors. 

D’ici là, je lève en cette journée mon verre de bière Molson à la santé des grands cerveaux qui ont pondu les agglomérations et à ceux notamment à Longueuil, qui les maintiennent dans un état d’asservissement à la servitude et d’inégalité entre les citoyens du Québec.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville