La députée, Mme Nathalie Roy, va-t-elle tenir sa promesse de réformer l’agglomération de Longueuil?

 Bien que la campagne électorale fédérale batte son plein, je me permets de vous rappeler que le 1er octobre dernier, on célébrait le premier anniversaire de l’accession de la CAQ au pouvoir à Québec. La députée de Montarville, Mme Nathalie Roy a fait partie du lot des députés élus de la CAQ et comme elle s’est engagée sur différentes choses, dont une que j’appellerais en mes mots « la réforme de l’agglomération de Longueuil », je me suis permis de lui écrire afin d’obtenir d’elle ce que je pourrais appeler un rapport d’étape. Comme cela intéresse les élus municipaux de Saint-Bruno et Boucherville, je les ai inscrits en copie de mon courriel.

Pour ceux qui veulent se remettre dans le bain de la campagne électorale provinciale de 2018, je vous invite à écouter le débat des candidats du 9 septembre 2018 organisé par l’hebdomadaire Les Versants et l’Association des propriétaires de Saint-Bruno. Le volet qui touchait l’agglomération se situe dans la plage de 13,30 min. à 33 min. Avec ce que vous aurez entendu, il est tout à fait normal de savoir après un an où elle en est rendue dans ses démarches afin d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés et qui ont pesé pour bien des électeurs dans la décision de lui accorder leur vote.

Je partage avec vous ce courriel que je lui ai envoyé le 1er octobre dernier. Je vous en souhaite une bonne lecture et également un bon visionnement de ce débat des députés le 9 septembre 2018 qu’on retrouve dans la page Facebook de l’hebdomadaire Les Versants ou en cliquant sur ce lien.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Agglomération de Longueuil : fausse information propagée par Longueuil et sa mairesse

Dans mon billet de vendredi dernier, je vous présentais par renvoi aux captations vidéo des deux dernières séances du conseil de l’agglomération de Longueuil, la situation déplorable où Longueuil donne des renseignements faux quant au  tarif qu’elle exige des villes liées dans l’agglomération pour la consommation d’eau potable. Pour ceux qui sont plus tournés vers l’écrit que le visionnement de séances de conseil d’agglomération d’un ennui inégalée vous me direz, je présente ci-dessous une récapitulation des faits touchant la  venue de Molson  Coors à Longueuil. Libre à vous ensuite de retourner à mon billet de la semaine dernière « Longueuil : communication et vases communicants »  et de compléter votre compréhension du  dossier.

  • Molson Coors a choisi Longueuil pour sa nouvelle usine. Longueuil a bradé un terrain dans le parc industriel de l’aéroport St-Hubert. Des rabais importants d’impôts fonciers ont été accordés en sus à Molson Coors, ce qui est normalement interdit dans le résidentiel. Voir mon billet du 16 novembre 2017 intitulé « Molson Coors : Longueuil va trinquer aux frais de l’agglomération » qui a largement été suivi.
  • Un des problèmes que je soulevais était celui touchant la consommation d’eau, car Molson en sera un fort consommateur. En une année, j’estime que Molson consommera l’équivalent du quart de la consommation de Saint-Bruno ou de Saint-Lambert.
  • Là où le bât blesse, c’est que Longueuil se prend un profit au passage sur le dos des quatre autres villes car il y a une asymétrie entre :
    • ce que paie un consommateur industriel comme Molson Coors à Longueuil; et
    • ce que paie Longueuil à l’agglomération pour la consommation d’eau de sa nouvelle citoyenne industrielle.
  • Plus exactement,
    • Longueuil vend la totalité de l’eau à Molson Coors mesurée par un compteur à un tarif qui tient compte de tous les frais, sans aucune exclusion, de la captation d’eau dans le fleuve jusqu’à l’adduction à l’entrée de l’usine de Molson.
    • ensuite elle se retourne et achète son eau à l’agglomération à un forfait de base plus un tarif à la consommation :
      • forfait : il est établi sur le potentiel fiscal qui la favorise par rapport aux villes de Brossard, Boucherville, Saint-Lambert et Saint-Bruno. Grosso modo, ce forfait exprimé par habitant par exemple, fait en sorte que le citoyen de Longueuil paie le forfait de l’eau deux-tiers du forfait des citoyens des quatre autres villes. Ce forfait ignore non seulement les volumes consommés par Molson Coors, mais également les dépenses additionnelles engendrées par la production additionnelle nécessaire pour répondre à  la demande de Molson et les frais qui en découleront. Ce forfait ramasse donc les dépenses qui ne sont pas prises en compte ci-dessous, soit « 50% des dépenses relatives à l’approvisionnement et au traitement de l’eau potable» ; et
      • tarif à la consommation : le tarif prévu en 2019 est 0,0622$/m. Ce tarif est établi en retenant l’autre « 50% des dépenses relatives à l’approvisionnement et au traitement de l’eau potable», dixit encore une fois Longueuil. On retrouve cette assertion de Longueuil dans le budget annuel de l’agglomération depuis 2009. Voici l’extrait dans le budget 2019;

Or, cette assertion écrite dans le budget est fausse, car dans le calcul du tarif à la consommation, Longueuil exclut les dépenses en immobilisation en vertu du règlement CA-2007-71. Cette exclusion, dépourvue de bon sens vous me direz, est malheureusement conforme au règlement et Longueuil laisse sous-entendre que ces dépenses en immobilisation en font partie. En plus, la mairesse véhiculait à ce jour cette fausse information de 50% dépenses relatives à l’approvisionnement et au traitement de l’eau potable.

Voici un exemple concret d’une dépense d’immobilisation. L’agglomération a voté en avril dernier le règlement CA-2018-284 pour la réfection de la toiture de l’usine de filtration Le Royer. Cela coûtera 1,7M$ et comme c’est une dépense d’immobilisation, elle n’est pas comptabilisée dans le calcul du tarif de 0,0622$/m3.. Ainsi, tout ce qui est classé comme dépenses d’immobilisations qui ont trait à l’approvisionnement et au traitement de l’eau potable depuis 2007 jusqu’à aujourd’hui, a été détourné du calcul du tarif à la consommation et imputé au forfait qui  avantage Longueuil bien entendu. Pour prendre la mesure de cette exclusion, si une toiture vaut 1,7M$, combien valent l’immeuble en entier et toute sa machinerie sophistiquée à l’intérieur.

Combien cet omission représente-t-elle? Je n’ai pas la réponse et je ne peux faire que des calculs par recoupement parce que Longueuil ne veut  pas me donner l’information. Alors, j’estime que ce n’est pas 50% de la dépense liée à l’approvisionnement et au traitement de l’eau potable qui est liée à la consommation de chaque municipalité, mais plutôt 33%. C’est significatif et surtout, la mairesse Parent perd sa crédibilité  en disant que le principe d’utilisateur payeur est bien présent dans l’agglomération.

Pour conclure, ce qui est odieux dans tout cela, ce n’est pas tant la fausse information dans le budget de l’agglomération, mais c’est que Longueuil refuse de me transmettre les valeurs afin de recalculer le pourcentage exact et ainsi dire exactement à la population ce qu’est la réalité.

Hormis que je persiste à réclamer cette information, je me pose maintenant deux questions:

  • qu’est-ce que Longueuil va écrire dans le budget de l’année prochaine; et
  • qu’est-ce que la mairesse de Longueuil va répondre maintenant à une question sur la tarification de l’eau potable liée à la consommation de chaque municipalité dans l’agglomération de Longueuil. Elle ne pourra pas répondre de la même façon erronée, comme elle l’a fait dans le Courrier du Sud le 17 janvier 2018 en réponse à ma lettre d’opinion publiée la semaine précédente.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Longueuil : communication et vases communicants

Lors de la période des questions de la séance du conseil d’agglomération de Longueuil d’avant-hier, jeudi 16 mai, j’ai dû sortir mes vielles boîtes de conserve en métal de différents formats

(les mamans et les papas des années 80-90 reconnaîtront les boîtes de lait maternisé de marque SMA) que j’utilise pour classer mes clous par longueur et genre (finition, normaux ou vrillés ) achetés en vrac chez la défunte quincaillerie Mandeville à Saint-Bruno, pour expliquer à Longueuil ce que je voulais recevoir comme information sur les frais de l’approvisionnement de l’eau et son traitement, écartés dans le calcul de la quote-part liée à la consommation de chaque municipalité. Comme je l’ai indiqué au président du conseil, M. Tommy Théberge, pour éviter encore une fois que Longueuil se défile, j’ai reformulé ma question et comme une image vaut mille mots, j’ai sorti ma sélection de boîtes de métal de différentes tailles. J’ai expliqué la théorie des vases communicants, non pas l’orignal, mais celle qu’on emploie au sens figuré bien entendu. Mon billet de 20$ représentait les millions de $ de dépenses d’immobilisations qui échappent au calcul lié à la consommation et qui se retrouvent à être facturées sur la base du potentiel fiscal, bien entendu à l’avantage de Longueuil comme vous l’auriez deviné et cela comme d’habitude. Ainsi, si ces dépenses partent d’une boîte alors elles se retrouvent dans l’autre boîte, qui change de volume bien entendu. Rien ne se perd, rien ne se crée comme disait Lavoisier. La mairesse, qu’on sait pour ne pas être très futée  en chiffres, qui n’avait pas compris ou a fait semblant de comprendre ma question posée lors de la séance précédente du 18 avril, sous une forme différente mais pourvue de la  même finalité, a compris cette fois-ci et comme elle était coincée, alors elle n’a pas eu le courage de me répondre pour me dire qu’on me donnerait la valeur de ces dépenses en immobilisation. Vous me direz que je lui ai cloué le bec mais en réalité je veux plutôt qu’elle l’ouvre pour laisser sortir les renseignements demandés.

Pour visionner la période de question de cette séance du conseil d’agglomération de jeudi, vous pouvez vous rendre à la captation vidéo au chrono du 15 minutes 25 secondes et comme je fais référence au début de ma question à la séance précédente du 18 avril, vous pouvez cliquez sur ce lien vers cette séance pour une meilleure entrée en la matière afin de mieux saisir la référence que je fais ( chrono de 18 minutes 25 secondes). ( NDLR: au moment de publier ce billet tard en ce samedi soir, ces captations vidéo semblaient inexploitables . Le portail de Longueuil est peut-être parti en congé. Merci de réessayer plus tard)

Je reviendrai au cours des prochains jours avec un billet plus étoffé à l’écrit, autrement que de vous promener d’une captation vidéo à l’autre, afin de résumer l’état du dossier du calcul de la quote-part qui touche d’une part la consommation d’eau et le traitement des eaux usées en lien avec la venue de Molson Coors et d’autre part la déclaration erronée de la mairesse de Longueuil dans le Courrier du Sud du 17 janvier 2018 dans un texte intitulé « Arrivée de Molson : c’est toute l’agglomération qui y gagne ». Petite parenthèse, il n’y a pas que cette déclaration qui est erronée; les budgets de 2007 à aujourd’hui en 2019 (eh oui! 13 années)  sont erronés car ils indiquent ce même 50%. Voici ce qu’indique le budget 2019 .

Dossier à suivre. Bon congé.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Élections 2018 : réponses des candidats et candidates

Depuis la dernière publication des réponses reçues des candidats et candidates, voici le bilan de ce que j’ai reçu:

  • Réponse de Mme Caroline Charest, candidate de QS dans Montarville qui semble couvrir la position du parti QS. Vous verrez que j’ai conservé la réponse d’origine de Mme Charest et, mis à part Carl Lévesque qui m’avait déjà répondu, j’ai fait un renvoi pour les quatre autres candidats et candidates ;
  • Lors de la séance du conseil d’agglomération de jeudi dernier, j’ai croisé Monsieur Ian Lafrenière, candidat de la CAQ dans Vachon et  Madame Jacinthe-Éve Arel, candidate de la CAQ dans Laporte. Ils m’ont promis de me faire suivre leurs réponses, que je n’ai  pas encore reçues .
  • Pour tous les autres candidats, je n’ai rien reçu à ce jour.

Ces réponses sont visibles dans l’onglet « Élections 2018 » dans le haut de cette page à côté des onglets     Accueil,    À propos,    Inscrivez-vous,….

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville

Premier lot de réponses des candidats et candidates

J’ai  reçu des réponses des candidats et candidates à propos de l’agglomération de Longueuil.

Ces réponses sont visibles dans l’onglet « Élections 2018 » dans le haut de cette page actuelle à côté des onglets     Accueil,    À propos,    Inscrivez-vous,….

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville

Élections 2018 : l’opinion des candidats et candidates

En complément à ce que Pierre Sénécal a écrit jeudi dernier dans ce blogue pour lancer le débat sur l’échec démocratique de l’agglomération de Longueuil, je vous livre ma propre réflexion ci-dessous. Les candidats et candidates aux élections 2018 ont reçu aujourd’hui un courriel avec un lien direct vers ce billet, leur demandant de faire connaître leur position pour régler le déficit démocratique de l’agglomération de Longueuil, un enjeu régional majeur.

On sait que l’agglomération de Longueuil a été imposée par le Parti Libéral du Québec à la suite de la reconstitution de quatre villes et on a mandaté la «ville-centre» qu’est Longueuil afin de gérer les services dits «régionaux». Ces services sont : l’évaluation municipale, la gestion des cours d’eau municipaux, la sécurité incendie, la police, la sécurité civile, la cour municipale, le logement social, le transport collectif, l’élimination et le recyclage des matières résiduelles, l’alimentation en eau et l’assainissement des eaux.

Ces services sont beaucoup plus nombreux, sans raison d’être, que ceux gérés par les quelque 90 MRC du Québec. Contrairement aux MRC, notamment pour les services touchant la sécurité incendie et la police, les services de l’agglomération sont rendus par la ville centre plutôt que par une régie intermunicipale qui permettrait une optimisation des territoires desservis et non une maximisation de l’assiette de taxation dans un désordre organisationnel. De plus, la gouvernance fait en sorte que Longueuil règne de façon absolue sur l’agglomération, contrairement aux règles de démocratie dans les MRC. La gestion des compétences locales et celles de l’agglomération sont dans la même entité et deviennent incestueuses; la reddition de compte en est par le fait même opaque et défaillante.

De plus, et c’est là que l’histoire d’horreur se révèle à nous, les Longueuillois ont un droit de vote pour juger tous les quatre ans leurs élus longueuillois en ce qui concerne la gestion des affaires de l’agglomération de Longueuil tandis que les Bouchervillois, Brossardois, Montarvillois et Lambertois n’ont pas de droit de vote pour juger les élus longueuillois à l’égard de leur saine gestion des affaires de l’agglomération.  Pourtant

  • la Charte canadienne des droits et libertés notamment en son article 3 qui se lit comme suit : « Tout citoyen canadien a le droit de vote et est éligible aux élections législatives fédérales ou provinciales ( NDLR : Les villes sont des créatures de la province, mais la province ne peut se soustraire de son obligation de maintenir le droit de vote)» ; et
  • la Charte des droits et libertés de la personne notamment en son article 10 qui se lit comme suit : « Toute personne a droit à la reconnaissance et à l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, l’identité ou l’expression de genre, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil, l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap.

nous renseignent que le droit de vote est bafoué en ce qui a trait à la charte canadienne et qu’il y a discrimination selon la situation sociale entre un Longueuillois et les autres citoyens de l’agglomération de Longueuil en ce qui a trait à la charte québécoise. Le droit de vote de citoyens sont violés dans l’agglomération de Longueuil  – celle de Montréal et Québec également et les  cinq ou six autres petites je penserais.

Si, en 2006, on avait eu la possibilité d’employer le vocabulaire d’aujourd’hui -que de nombreux politiciens utilisent largement depuis les quelques dernières années – pour décrire ce qui s’est fait à ce moment-là, on aurait dit simplement que c’était « Socialement inacceptable ».

La campagne «  On paie trop pour Longueuil » a confirmé un très haut taux d’insatisfaction des citoyens sondés, soit ceux de Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno.

La population résidant sur le territoire de l’agglomération de Longueuil, englobant les villes de Boucherville, Brossard, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert ont le droit de connaître la position des candidats et candidates à l’élection du 1er octobre prochain sur cet enjeu régional majeur.

Quelle est la position de ces candidats et candidates?  Je leur ai écrit aujourd’hui même et leurs réponses seront publiées dans ce blogue. Ce sera à lire dans les prochains jours.

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville

Élections 2018 : la faillite de l’agglomération de Longueuil et son remplacement doit être un enjeu

Ca y est! La campagne électorale bat son plein.

Voici venue l’occasion de saisir les candidates et candidats des circonscriptions de La Pinière, Laporte, Marie-Victorin, Montarville, Taillon, et Vachon qui sont dans le territoire de l’agglomération de Longueuil des enjeux touchant l’agglomération de Longueuil qui est manifestement un échec démocratique et organisationnel.

Pierre Sénécal, qui a rédigé quelques billets dans ce blogue, me fait suivre ce texte dans lequel il demande aux candidats et candidates de se prononcer sur l’agglomération de Longueuil qui est une création du gouvernement où ces personnes comptent devenir députés. Ce texte, sous forme de lettre ouverte, sera transmis à tous les candidats et candidates de ces circonscriptions.

Nous nous limitons aux candidats et candidates des quatre grands partis. J’inscris à la fin du billet les noms et adresses courrielles des candidats et candidates tels que j’ai pu les relever à ce jour. Veuillez prendre note des points suivants :

  • Il semble que le PQ n’ait pas encore de candidats dans Laporte, selon leur portail de campagne;
  • Pour Québec Solidaire, aucune adresse n’est disponible dans leur portail et en conséquence; j’indique l’adresse de la permanence en attendant de recevoir l’adresse courrielle de chaque circonscription qui commence à rentrer petit à petit.

N’hésitez pas à leur écrire.

Bonne lecture!

Louis Mercier
Saint-Bruno-de-Montarville


LETTRE OUVERTE AUX CANDIDAT(E)S À L’ÉLECTION GÉNÉRAL DU 1er OCTOBRE 2018

La population résidant sur le territoire de l’agglomération, englobant les villes de Boucherville, Brossard, Longueuil, Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert ont le droit de connaître la position des candidats et candidates à l’élection du 1er octobre prochain sur la gouvernance régionale.

L’agglomération de Longueuil a été imposée par le Parti Libéral du Québec à la suite de la reconstitution de quatre villes et on a mandaté la «ville-centre» qu’est Longueuil afin de gérer les services dits «régionaux» que sont la sécurité publique, l’évaluation foncière et le transport en commun pour ne nommer que les plus importants.

Or, le Conseil d’agglomération de Longueuil a vécu de crise en crise depuis sa création en 2006 alors que les quatre villes reconstituées que sont Boucherville, Brossard, Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert ont contesté les supposées «dépenses mixtes» imposées par Longueuil, dont les fameux «frais de gestion de 15%». Il y a eu contestation devant les tribunaux et même une campagne sous le thème «On paie trop pour Longueuil!» et ce n’est que la pointe de l’iceberg.

En effet, depuis l’élection du 5 novembre 2017 qui a donné une mairesse de Longueuil qui se trouve minoritaire au conseil municipal avec une autre crise politique dont on se serait bien passé. Dès les premiers mois de 2018, nous avons assisté à une partie de bras de fer entre le parti de la mairesse Sylvie Parent et celui de l’opposition officielle dirigé par Monsieur Xavier Léger. Qui fait les frais de ces confrontations à n’en plus finir? Les contribuables qui ont vu le budget d’agglomération de Longueuil augmenter deux fois plus rapidement que l’inflation au point que la «quote-part» des villes au  budget d’agglomération de Longueuil devient un fardeau de plus en plus lourd à porter.

Considérant l’échec monumental qu’est le Conseil d’agglomération de Longueuil en tant que structure régionale, est-ce que les candidats et candidates en lice dans les circonscriptions se trouvant sur le territoire (La pinière, Laporte, Marie-Victorin, Montarville, Taillon & Vachon) auront le courage de prendre position sur l’abolition de l’agglomération de Longueuil au profit d’une Municipalité régionale de Comté  (MRC) tel qu’elle existait avant la fusion forcée des municipalités de 2001?

Mieux encore, est-ce que les candidats et candidates en lice laisseront les populations de chaque municipalité voter par référendum local dans quelle Municipalité régionale de Comté elles veulent faire partie?

Souvenons-nous que Boucherville faisait partie de la MRC de Lajemmerais avant la fusion forcée de 2001 alors que Saint-Bruno-de-Montarville faisait partie de la MRC de la Vallée-du-Richelieu alors que les villes de Brossard et de Saint-Lambert faisaient partie de la MRC Samuel-de-Champlain avec Longueuil.

Nous savons que la Municipalité régionale de Comté des Moulins qui englobe les villes de Terrebonne et de Mascouche gère le schéma de couverture du service de sécurité de niveau 3 et que c’est chaque municipalité qui gère son propre corps de police et sa propre caserne de pompier avec succès. Il est temps que les candidats et candidates en lice dans le cadre de la présente campagne électorale affichent clairement leur position par rapport à cet enjeu régional majeur qui a un impact direct sur les services régionaux et le compte de taxe municipale des contribuables. La parole est désormais à vous…

Pierre Sénécal
Saint-Lambert


Liste des candidats et candidates par circonscription.

Montarville               

CAQ   Nathalie Roy                              montarville@lacaq.net
PLQ    Ludovic Grisé Farand           Ludovic.GriseFarand@plq.org
PQ       Daniel Michelin                      montarville@pq.quebec
QS       Caroline Charest                     asso@quebecsolidaire.net

Marie-Victorin                     

CAQ   Martyne Prévost                     marie-victorin@lacaq.net
PLQ    Sonia Ziadé                              sonia.ziade@plq.org
PQ       Catherine Fournier               marie-victorin@pq.quebec
QS       Carl Lévesque                          asso@quebecsolidaire.net

Laporte                     

CAQ   Jacinthe-Eve Arel                  laporte@lacaq.net
PLQ    Nicole Ménard                        nicole.menard@plq.org
PQ       Candidat Laporte                  laporte@pq.quebec
QS       Claude Lefrançois                 asso@quebecsolidaire.net
Taillon                       

CAQ   Lionel Carmant                       taillon@lacaq.net
PLQ    Mohammed Barhone           Mbarhone@plq.org
PQ       Diane Lamarre                        taillon@pq.quebec
QS       Manon Blanchard                  asso@quebecsolidaire.net
La Pinière               

CAQ   Sylvia Baronian                      lapiniere@lacaq.net
PLQ    Gaétan Barrette                     gaetan.barrette@plq.org
PQ       Suzanne Gagnon                   la-piniere@pq.quebec
QS       Marie Pagès                            marie.pages.ts@gmail.com
Vachon               

CAQ   Ian Lafrenière                         vachon@lacaq.net
PLQ    Linda Caron                            caronl@plq.org
PQ       Patrick Ney                             vachon@pq.quebec
QS       André Vincent                        andrevin@videotron.ca

Molson Coors : Canettes c. Bouteilles

Pierre Sénécal, qui a publié quelques billets dans mon blogue, a transmis à l’hebdomadaire Courrier du Sud une lettre d’opinion intitulée : « L’arrivée de Molson, une si bonne nouvelle ». Je vous laisse découvrir son opinion de deux façons pour ceux qui ne reçoivent par la copie imprimée :

Toujours dans le dossier Molson Coors, je n’ai rien de nouveau pour l’instant dans la démonstration que je veux étoffer sur les effets négatifs pour les villes reconstituées de l’agglomération avec la venue «à rabais » de Molson Coors orchestrée par Longueuil. Et pour cause , car j’essaie toujours d’obtenir un budget détaillé de Longueuil qui se fait tirer l’oreille.

Bonne lecture.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Molson Coors : le point et autres nouvelles en vrac

Ce billet se divise en cinq points. Vous pourrez lire celui ou ceux qui vous intéressent car il n’y a pas de lien entre eux. C’est comme un pot-pourri. Voici le menu que je vous propose :

  1. Le point dans le dossier Molson Coors;
  2. La ville de Longueuil a changé les pages du site de l’agglomération à ma demande;
  3. Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL);
  4. Usine de biométhanisation; et
  5. Combien d’eau consommera l’usine Molson Coors qui s’établira à Longueuil.

1. Le point dans le dossier Molson Coors : mon dernier billet du 21 janvier intitulé  » Molson Coors: Longueuil en mode panique » traitait de la partie de bras de fer que j’avais engagée avec Longueuil dans le dossier Molson Coors. Quand j’ai écrit ce billet, c’était le silence radio avec le service d’accès à l’information de Longueuil. C’était mal parti. À la séance du conseil d’agglomération du 25 janvier, lors de la période des questions, j’ai demandé à la mairesse qu’elle fasse le nécessaire pour que j’obtienne les renseignements que je demande au service d’accès à l’information (voir la plage de la captation vidéo qui débute à la 45e minute ou lisez cet extrait presque mot pour mot de la question qui a été posée : «Monsieur Le Président, je veux faire la preuve que ce que j’avance tient la route et ce que la Mairesse de Longueuil a dit ici le 8 décembre et que je vous ai lu et ce qu’elle a répété dans une lettre publiée la semaine dernière dans la section Opinion de l’hebdomadaire Courrier du Sud est de loin plus inexact que vrai. Pour cette preuve, j’ai demandé des renseignements à Longueuil, mais depuis le 18 décembre, on ne me donne plus aucune information publique qui touche plus ou moins le dossier Molson Coors. Je n’ai même plus droit aux accusés de réception que les autres citoyens reçoivent. Exemple tout simple de demande refusée: le budget détaillé 2017 de l’agglomération. Je demande à la mairesse, si elle est convaincue qu’elle a raison et que j’ai faux et tout faux comme elle l’avance, qu’elle me donne les renseignements demandés et ceux que je demanderai plus tard. Selon moi, le refus de fournir les renseignements prouve de facto pour l’instant que …. j’ai raison».)

Aujourd’hui, en ce jour de la St-Valentin, ça ne file pas le parfait amour avec Longueuil, mais il y a eu un déblocage. Je vous épargne les courriels avec le fonctionnaire de service, car mon clavier risque de tomber en panne. En bref, j’attends toujours les renseignements demandés. Je vous demande de patienter encore un peu.

2. La ville de Longueuil a changé les pages du site de l’agglomération à ma demande : C’est une petite victoire, mais je trouvais que Longueuil se foutait vraiment de nous. Je vous renvoie à mon billet intitulé « La mairesse Caroline St-Hilaire et son ÉCHEC à l’agglomération de Longueuil ». J’indiquais qu’il était scandaleux que Longueuil fasse paraître dans les pages du site réservées à l’agglomération une photo avec le message « Longueuil notre ville durable ». Voici la forme que cette page avait :

Victoire, car cela a été corrigé. Longueuil l’a simplement retiré. Ce qui me fait sourire, mais là c’est le problème de Longueuil, c’est qu’en le retirant pour la partie de l’agglomération, ils le retirent des pages de Longueuil pour la partie de leurs compétences locales, car ils sont sclérosés par la structure de leur portail. La solution serait simple : « Pourquoi ne font-ils pas tout simplement un site pour la ville de Longueuil et un site pour l’agglomération? ». Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer?

3. Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL) : Pour rappel, l’OSDL touche des subventions de l’agglo. Dans le contrat intervenu en 2014 entre la Ville de Longueuil qui est le signataire au nom de l’agglo, la ville de Longueuil avait imposé que toutes les représentations publicitaires se fassent au nom de la ville de Longueuil quand on se serait attendu qu’elles se fassent au nom des villes de l’agglo. Encore une fois, c’est scandaleux. Je vous renvoie à mes billets sur ce point intitulé «  Y a-t-il une forme de détournement de fonds de l’agglo par la ville de Longueuil? » et « OSDL : l’accord parfait avec l’agglomération ». Le problème c’est que j’ai pris la ville de Longueuil en décembre à reconduire le contrat 2018 avec l’OSDL avec la même « clause de vol d’identité » aux dépens des autres villes. J’en passe pour être bref, mais j’ai encore une fois appelé le dg de l’OSDL, M. Gilles Choquet. La discussion a été sereine et je crois qu’il va demander à Longueuil, si ce n’est pas déjà fait par Longueuil même, de corriger cette grave anomalie. Dossier à suivre, car le service de l’accès à l’information m’a informé récemment que le contrat n’était pas revenu de sa ronde de signature. À suivre.

4. Usine de biométhanisation : À ma grande surprise, lors de la séance du conseil d’agglomération du 25 janvier, le maire de Boucherville a été le seul à voter contre la résolution touchant une dépense pour la future usine de biométhanisation à Longueuil. Boucherville souhaite plutôt utiliser celle de Varennes. Je n’ai pas gratté ce dossier en profondeur et j’arrête pour ne pas écrire des bêtise. Cependant, je le trouve prometteur, car pour une première fois le maire de Boucherville veut s’affranchir du carcan de la quote-part de l’agglo. Je ne sais pas quelle mouche l’a piqué, mais c’est bon signe. Dossier à suivre.

Pour le moment, je vous renvoie à un article de Daniel Hart paru dans le journal la Relève du 13 février à la page 11 et qui s’intitule « La Ville de Boucherville préférerait utiliser l’usine de biométhanisation de Varennes » Il faut le lire avec circonspection. Par exemple, il y a une erreur dans la quote-part de Boucherville qui n’est pas 12,4% mais plutôt 14,9%.  Pas toujours facile les chiffres.

Encore une fois,  c’est un dossier à suivre et je pense que les maires de Boucherville,  St-Bruno et St-Lambert et la mairesse de Brossard ont un dossier intéressant pour souder les rangs.

5. Combien d’eau consommera l’usine Molson Coors qui s’établira à Longueuil : Avec la venue de Molson Coors à Longueuil, on se demande quelle quantité d’eau cette usine brassicole va consommer. Il semble qu’actuellement selon deux sources que j’ai eues, que la consommation sera de l’ordre de 1 200 000 m3 d’eau. Je vous vois froncer les sourcils, car ce nombre de 1 200 000 m3 d’eau ne vous dit strictement rien. Ne vous en faites pas, car à moi aussi il ne me disait rien lorsqu’on me l’a donné. Cependant, pour que vous en preniez la juste mesure je vais vous convertir ce nombre en m3 en d’autres unités plus tangibles.

i) Piscine olympique : Le sujet des olympiades est de l’heure même si la baignade ne l’est pas tout à fait. La piscine olympique de Montréal mesure 50 mètres de long, par 25 mètres de largeur et 2 mètres de profondeur. Elle totalise donc 2 500 m3 (50 x 25 x 2). Ainsi, Molson consommera l’équivalent de 480 piscines olympiques par année, soit presque deux piscines par jour pour une semaine de travail de cinq jours. C’est de l’eau me dira-t-on.

ii) Piscine de cour-arrière : Il y en a de toutes les formes et de toutes les tailles, mais une piscine creusée privée de 40-50 m3 d’eau est une bonne représentation volumétrique. Si on retient la moyenne de 45 m3 d’eau, alors Molson consommera l’équivalent de 27 000 piscines privées par année, soit en gros cent piscines par jour pour une semaine de travail de cinq jours.

iii) Par rapport à votre ville : Maintenant, si on compare la consommation d’eau de Molson en un an par rapport à la consommation actuelle de chaque ville de l’agglomération, on obtient les résultats arrondis suivant :

  •   Boucherville : un septième de sa consommation annuelle;
  •   Brossard : un neuvième de sa consommation annuelle;
  •   Longueuil : un quarante-cinquième de sa consommation annuelle;
  •   Saint-Bruno: un quart de sa consommation annuelle;
  •   Saint-Lambert: un quart de sa consommation annuelle;

Pour moi qui est un résidant de Saint-Bruno, cela représente la consommation citoyenne de trois mois. Ce chiffre me parle plus que 1 200 000 m3. Et pour vous, quelle mesure est la plus représentative?

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Molson Coors : Longueuil en mode panique

Longueuil réagit à une communication que j’avais envoyée le 20 novembre dernier à l’hebdomadaire Courrier du Sud et que ce dernier a publiée beaucoup plus tard, soit le 10 janvier dernier, dans la section Opinions. De plus, le Courrier du Sud a dû résumer ce que je leur ai envoyé pour que le texte respecte leurs normes d’édition.

Je tenterai d’être bref. Dans un premier temps, rappelons la chronologie des événements que vous pouvez court-circuiter pour ceux qui ont suivi le dossier à ce jour à l‘exception de la toute récente lettre de Mme Sylvie Parent, mairesse de Longueuil, parue il y a quelques jours et que je référence au point 5 ci-dessous.

  1. Billet publié dans mon blogue le 16 novembre dernier intitulé: « Molson Coors : Longueuil va trinquer aux frais de l’agglomération » . Ce billet a été la bougie d’allumage de l’intérêt porté à ce dossier par plusieurs citoyens et journalistes. La mairesse de Longueuil, les membres de son parti et les fonctionnaires de Longueuil ont eu connaissance de ce billet dans sa totalité;
  2. Ce qui suit est un extrait d’un courriel que j’ai transmis le 18 novembre, deux jours plus tard, à Les Versants avec en copie le Courrier du Sud, Mme Doreen Assaad, mairesse de Brossard et M. Martin Murray, maire de Saint-Bruno pour les informer de l’existence de mon billet dans mon blogue. J’écrivais à propos du billet du 16 novembre paru dans mon blogue : «  ….. mais je crois qu’il est important que ceux qui ne sont pas branchés à l’internet comprennent l’enjeu qui s’en vient. Vous en êtes le relais. Je sais que le sujet est complexe, mais aujourd’hui quand une ville comme Brossard consomme 1/3 moins d’eau que les autres et n’en retire pas d’avantages, « ça me fait suer ». La mairesse de Brossard devrait menacer l’agglo de débrancher tous les compteurs à Brossard si la formule de quote-part ne change pas. C’est socialement inacceptable! …. »;
  3. Dans son numéro du 10 janvier, il y a une dizaine de jours, le Courrier du Sud reprenait mon billet du 16 novembre après un peu moins de deux mois, et en faisait un résumé pour publication dans leur section Opinions page 6. Le même titre a été retenu. C’est Pierre Sénécal que vous connaissez, car il a publié quelques billets dans mon blogue qui m’a informé par courriel le vendredi 12 janvier de la parution de « ma lettre ». En passant, je ne reçois pas chez moi le Courrier du Sud et ne le suis pas, car ce n’est pas notre hebdo régional qui est Les Versants.;
  4. La riposte ne s’est pas fait attendre. C’était probablement la panique à Longueuil. La mairesse de la ville de Longueuil a vite fouetté ses troupes au premier jour, demandé aux quelques cerveaux techniques qui comprennent comment fonctionne le calcul de la quote-part et la facturation de la consommation d’eau au volume de pondre une réponse. Envoi ensuite aux « communicators », comme les appelait David Penven , journaliste des années 2000 au Journal de Saint-Bruno, afin de faire un message percutant, pas trop long, juste assez précis pour qu’on ne puisse pas se faire accuser de ne pas dire la vérité, mais assez imprécis pour rouler 99% des lecteurs dans la farine. Enfin, envoi au Courrier du Sud avant l’heure de tombée pour parution la semaine suivante.
  5. Le Courrier du Sud publie dans son numéro du 17 janvier la réponse de la ville de Longueuil sous le titre « Arrivée de Molson : c’est toute l’agglomération qui y gagne ». Notez que le Courrier du Sud rappelle Longueuil à l’ordre selon moi car il tente de me dénigrer sur le fait que je n’utilisais pas des données à jour disponibles le 6 décembre.  Longueuil savait que ce qui était écrit le 10 janvier était un résumé de mon billet du …. 16 novembre où j’ai pris soin d’établir un calcul avec des hypothèses de travail faute de renseignements précis. Ce n’est pas très correct de la part de Longueuil d’écrire cela. Je vais prendre les mots de Longueuil pour qualifier leur geste:  » C’est tous simplement être de mauvaise foi« .

Je dois à ce stade-ci préciser les points suivants:

  • Dans l’analyse de ce dossier qui est complexe, j’ai reçu des renseignements que j’ai demandés à Longueuil et je n’ai pas terminé de les étudier;
  • Vous devez savoir que ce genre de dossier est chronophage. Je suis seul à l’étudier contrairement à la ville de Longueuil qui a une armée de fonctionnaires payés par nous qui obéissent au quart de tour sous la férule des politiciens de Longueuil;
  • J’ai encore une charge professionnelle et mes clients doivent être servis en priorité. La vie agglomérative passe en second;
  • J’ai demandé d’autres renseignements à la ville de Longueuil dont une dernière demande lundi 15 janvier, deux jours avant la parution de la réponse de Longueuil;
  • Avec l’annonce par Longueuil dans leur réponse, d’une économie de 1M$ pas année pour Boucherville, Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert, ça va déclencher d’autres demandes de ma part, car je présume que Longueuil a bien étoffé son dossier et saura le défendre. Voudra-t-elle le partager?
  • En ce moment, il y a un seul point sur lequel je suis d’accord en bonne partie avec Longueuil. C’est dans la première partie de la phrase où Longueuil écrit : « Les opinions politiques de M. Mercier quant à l’existence de l’Agglomération de Longueuil sont bien connues et l’on ne saurait le qualifier d’observateur objectif». Cette assertion a sa contrepartie et je peux écrire sans risque de me tromper que « Les opinions de Mme Sylvie Parent quant à l’existence de l’agglomération de Longueuil sont bien connues et il ne fait aucun doute qu’elle est en conflit d’intérêts dans son rôle de mairesse d’une ville qui tient en otage quatre autres villes afin de favoriser ses propres citoyens au détriment des autres en s’appuyant sur une loi qui n’a aucune légitimité ». Il faut se rappeler qu’en 2017, 84% de la population de Brossard. Saint-Bruno et Saint-Lambert était favorable à la tenue d’une consultation populaire concernant la sortie des trois villes de l’agglomération de Longueuil. Je ne suis pas un cas isolé, mais je prends le temps lorsqu’il m’en reste pour exprimer ce que des milliers de gens pensent tout bas.

Voilà où nous en sommes en ce dimanche 21 janvier. On m’a demandé si j’allais répondre à Longueuil. Bien sûr que je le ferai; cependant, ce sera plus tard, car je n’ai pas terminé mon analyse et j’attends des réponses de Longueuil et il y en aura d’autres, comme je l’ai indiqué ci-dessus. Je souhaite analyser ce dossier avec toute la rigueur qui m’a animée au cours de ma carrière professionnelle et je ne veux pas tomber dans le piège des commentaires simplistes comme le font trop souvent les politiciens qui ne comprennent pas les dossiers techniques et qui commentent les chiffres à gauche et à droite. Mme Sylvie Parent, mairesse de Longueuil, fait hélas partie de ce lot de personnes et je me souviens d’interventions de sa part, notamment le 8 décembre 2016 sur la suspension de l’indexation automatique des rentes versées aux retraités selon la Loi favorisant la santé financière et la pérennité des régimes de retraite à prestations déterminées du secteur municipal et ensuite le 19 janvier 2017 suite à une de mes questions en séance de conseil d’agglomération . C’était désolant.

Donc, l’analyse est importante et les commentaires superflus. Je termine avec cette citation qui n’est pas la mienne et que j’ai reprise de M. Richard Perron, président du SPGQ , qui ne s’en déclarait pas l’auteur: « Les chiffres peuvent être aux commentateurs ce que les lampadaires sont aux personnes en état d’ébriété : ils peuvent parfois servir plus à s’appuyer aveuglément qu’à éclairer. »

Dossier à suivre, chers fidèles lecteurs et lectrices. Merci de votre patience.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville