Longueuil et l’ingérence : des révélations troublantes

Je vous annonçais  il y a trois jours, que je vous entretiendrais dans mon prochain billet de mon intervention à la séance du conseil de l’agglo du jeudi 17 mars dernier. Hélas, ce sera pour plus tard. Que se passe-t-il alors de si important sur notre petite scène locale pour éclipser ce qui était annoncé? Voici!

Le journaliste Thomas Gerbet de Radio-Canada, actuellement à Bruxelles pour couvrir les attentats, a fait paraître un article mercredi 16 mars qui s’intitule : « La Ville de Longueuil accusée de tentative d’ingérence dans les médias locaux » .  Article concis, précis et percutant. Je ne le commente pas plus, car il n’a pas besoin de l’être.

Bien que j’aie pris connaissance de cet article samedi dernier, il m’a fallu quelques jours  pour réaliser que cette ingérence déborde au-delà de la ville même de Longueuil. Si la ville de Longueuil veut asservir la radio communautaire FM 103,3 et Média Sud à ses fins intramuros, force est de constater qu’elle le fait de façon indirecte pour son propre intérêt dans sa position privilégiée qu’elle détient au sein de l’agglomération de Longueuil. Ainsi, toute discussion ou contestation qui ternirait l’image de Longueuil comme mandataire de l’agglomération ou l’agglomération proprement dite se verrait écartée ou édulcorée.

Ce qui est encore plus troublant, c’est que la ville ne met pas à la disposition du public la captation vidéo du 15 mars où selon l’article du journaliste « Le vote du protocole d’entente s’est déroulé dans des conditions plutôt nébuleuses ». En effet, lorsqu’on se rend dans la partie du site où les captations vidéo de séances de la ville de Longueuil et de l’agglo se suivent en alternance, on voit que la dernière de Longueuil est indisponible, mais celle de l’agglomération qui suivait de deux jours, l’est. Je vous ai relaté dans un billet précédent intitulé « Séance de l’agglo du 18 février 2015 : coupure ou …. » d’avoir vécu une situation comparable où la réponse de la mairesse suppléante, Mme Sylvie Parent avait été coupée, suite à mes questions lors de la séance du conseil du 18 février dernier. Je m’étais retenu dans mes choix de mots dans ce billet mais là il faut être naïf ou imbécile pour ne pas émettre l’hypothèse de censure d’information qui règne à la ville de Longueuil. Quel gâchis! Et quel laxisme de la part du MAMOT face à ses « créatures », pour emprunter un mot très à la mode durant la période des fusions de 2002.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Une pensée sur “Longueuil et l’ingérence : des révélations troublantes”

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*