Un maire, un quasi-président ..… à moitié

Le journaliste Alain Dubuc, que j’aime bien car je ne rate pas ses chroniques. Parfois elles me conduisent à lui écrire, ce qui est le cas en ce dimanche matin 29 octobre, une semaine avant les élections. Je partage avec vous ci-dessous le courriel que je lui ai adressé.

Dans La Presse d’hier, il a écrit dans la section Débats, une chronique intitulée « Un maire, un quasi-président ». Je ne sais pas dans quelle ville il habite, mais j’ai l’impression qu’une réalité importante de la vie municipale au Québec lui échappe.

N’oubliez pas d’aller voter le dimanche 5 novembre sinon aujourd’hui. C’est ce geste qui vous légitimera de critiquer la moitié des services de proximité de votre ville liée. Pour l’autre moitié, il faudra attendre le droit de pouvoir voter comme dans bien d’autres villes du Québec, notamment Longueuil, Montréal et Québec.

Louis Mercier,
Demi-citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

========= DÉBUT ==========

L’analyse que le journaliste Alain Dubuc fait du rôle du maire est juste, mais malheureusement elle se limite soit aux très grandes villes, soit celles de toute taille qui contrôlent toutes leurs compétences.

Le titre de cette chronique «Un maire, un quasi-président » devrait être réécrit pour plusieurs villes importantes du Québec et se lire : «Un maire, un quasi-président pour la moitié de sa ville » ou « Un maire, un quasi-président à moitié». Ces villes importantes auxquelles je fais allusion sont toutes celles qui sont liées à des agglomérations. Il y en a 15 dans l’agglomération de Montréal, quatre dans l’agglo de Longueuil et deux dans l’agglo de Québec. On y compte plus d’un demi-million d’habitants. Ce n’est pas banal.

J’expose le cas de la ville de Saint-Bruno-de-Montraville, où en passant, le premier ministre Trudeau était de passage vendredi pour mettre en avant sa politique familiale. Rappelons que Saint-Bruno, selon le palmarès du magazine électronique financier canadien MoneySense, serait le meilleur endroit pour élever des enfants en 2017 au Canada. Mais la situation de Saint-Bruno n’est pas différente de celle des 15 villes liées agglomérées de Montréal, dont la ville de Mont-Royal par exemple.  D’ailleurs, dans La Presse de vendredi, le maire de cette ville écrivait une lettre d’opinion intitulée : « La réforme nécessaire de l’agglomération de Montréal ».

À Saint-Bruno, tout comme à Montréal, nous choisirons un maire dimanche prochain. La ville de ces maires encaissera chaque année par la suite les taxes foncières de ses contribuables. Comme l’indique très justement M. Dubuc sur la nature même de l’administration municipale, une ville est « un gouvernement de proximité, plus près des préoccupations des gens, qui traite souvent des choses très concrètes. Les maires doivent dont, pour réussir être des politiciens de proximité, ce qui les pousse davantage à être sur le terrain, à voir ce qui se passe dans les rues, à écouter les citoyens, à mettre la main à la pâte, à régler eux-mêmes les problèmes, petits et grands ». Si cela est exact pour Montréal, cela est malheureusement inexact pour Saint-Bruno, les trois autres villes liées de l’agglomération de Longueuil et les 15 villes liées de l’agglomération de Montréal. En effet, la moitié des taxes foncières sont immédiatement remises dans le cas de Saint-Bruno à la ville de Longueuil pour gérer les services de proximité de la police, des pompiers, de l’adduction d’eau, de l’élimination des matières résiduelles, etc., etc.  Alors, si j’ai un problème qui relève du service de police ou d’incendie ou de l’approvisionnement de l’eau comme nous avons connu en 2015 et encore une fois il y a un mois et demi , je devrai m’adresser à la prochaine mairesse de la ville de Longueuil. Comble de malheur, je n’ai pas la possibilité d’élire cette personne, car sur mon bulletin de vote, aucun nom de trois candidates en lice ne paraîtra. Par contre les Longueuillois et Longueilloises jouiront d’un plein droit de vote. Les Montréalais et Montréalaises jouiront également d’un plein droit de vote. Croyez-vous que j’aurai une écoute attentive de la mairesse de Longueuil sur mes problèmes de proximité?

M. Dubuc, ajoute à tort qu’«On est dans l’intervention directe plutôt que dans la délégation… »; cela est incorrect, car la moitié des services de proximité des villes de Saint-Bruno dans l’agglomération de Longueuil, Mont-Royal dans l’agglo de Montréal et St-Augustin-de-Desmaures dans l’agglo de Québec par exemple, est déléguée à un tiers. Par contre, les citoyens de Montréal, Longueuil ou Québec ont un traitement de faveur, car il n’y a pas de délégation de gestion. M. Dubuc a raison d’écrire ce qu’il a écrit pour ces citoyens; leurs maires ou mairesses auront le plein droit d’agir dans ces services de proximité pour leurs citoyens. Mais c’est faux pour plus de 20 villes du Québec qui totalisent encore une fois, plus d’un demi-million d’habitants.

Après les élections de dimanche prochain, une fois la poussière retombée, je vais me permettre, à une prochaine séance du conseil de l’agglomération de Longueuil, d’aller inviter la prochaine mairesse de Longueuil à venir serrer les mains et se promener dans les rues de Saint-Bruno. J’invite les citoyens et citoyennes des villes reconstituées de l’agglomération de Montréal à inviter également M. Coderre ou Mme Plante à faire de même.

========= FIN ==========

 

Séance de l’agglomération de Longueuil à venir jeudi 16 mars

Je vous rappelle que c’est jeudi dans trois jours que se tiendra la prochaine séance du conseil de l’agglomération de Longueuil. Je serai présent. Je vous invite à venir mesurer la « proximité des élus avec la population » car, comme le veut le gouvernement central à Québec avec son projet de loi 122, « Longueuil offre des services de proximité aux citoyens ». Ah oui! La séance est à 16 heures. Désolé pour les travailleurs et travailleuses et les papas et mamans de jeune famille.

J’attends toujours le rapport final du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) intitulé dans sa version projet: « Analyse de l’efficacité et du coût des activités de l’agglomération ».  Comme je l’ai indiqué dans mon dernier billet intitulé « Longueuil et ses tromperies« , Longueuil doit être dans une impasse pour ne pas afficher le rapport final après quatre mois de la publication du rapport préliminaire du 10 novembre 2016, d’autant plus  qu’ils ont en main le rapport final depuis un mois et demi. Encore pire, ils désinforment en laissant le rapport préliminaire dans la page en français du site.

J’ai demandé ce rapport final par la loi de l’accès à l’information. On ne me le donne pas et on ne me dit pas pourquoi. Longueuil ne répond plus à mes demandes. Pour les habitués des séances de conseil, on verra jeudi prochain quelle réponse Longueuil va nous donner pour tenir ce rapport secret, annoncé en novembre avec tambours et trompettes .

Il y aura d’autres intervenants qui auront des questions en espérant que Longueuil fera preuve de démocratie et répondra aux questions qui leur sont posées.  Trop  souvent, ils abusent du droit et ne répondent pas aux questions ou donnent des réponses vaseuses ou évasives de politiciens et politiciennes qui alimentent le cynisme à leur égard.

En passant, si vous avez une question,  je peux la poser pour vous. Je l’ai déjà fait pour un Montarvillois à la séance du 16 février dernier (voir la captation vidéo  au chrono de 1h 28 min). C’est très simple comme procédure.

À jeudi.

Louis Mercier,
citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Longueuil et ses tromperies

Avec les frasques du président Trump qui tournent souvent aux mensonges, ne pensez pas que je vais vous entretenir de ses « trumperies ». Non, je reste bien au niveau municipal et agglomératif pour vous mettre à jour dans les « tromperies » qui ont cours à la ville de Longueuil dans sa gestion de l’agglomération.

Première tromperie :  Le 12 février dernier, j’ai écrit un billet intitulé « Longueuil s’adonne à des techniques d’hameçonnage et de harponnage au détriment de l’agglomération ». Ça continue. Le site n’a pas été corrigé. C’est quand même scandaleux. Et la mairesse de Longueuil qui vient voler maintenant le haut de cette page « économique » de l’agglomération de Longueuil avec le projet « Longueuil centre-ville 2035 ». Combien ça va coûter tout cela aux résidants des villes reconstituées qui ont leur propre centre-ville à gérer et à défrayer?

Son discours devant la chambre de commerce de l’industrie de la Rive-Sud et repris dans cette page, est réservé à « Longueuil Ville », mais lorsqu’il faut un coup de pouce pour bien paraître, elle va chercher dans l’agglomération les éléments pour tonifier son discours. Incroyable! Elle n’en a que pour sa ville. Elle demande un chèque en blanc. Nous n’avons pas besoin de Longueuil et Longueuil a besoin de nous. Désolé, mais ça ne m’intéresse pas. Si Longueuil veut rayonner selon ses ambitions, elle a selon moi les moyens de le faire SEULE.

Deuxième tromperie :  Quand on clique dans le site internet sur la tuile « Agglomération Longueuil » à deux reprises ( je sais, c’est un fouillis ce site de l’agglo dans le site de la ville), on tombe sur la page centrale qui, plutôt que d’être informative sur ce qu’est l’agglomération, continue à afficher le rapport préliminaire du 12 novembre du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) intitulé : « Analyse de l’efficacité et du coût des activités de l’agglomération ». Longueuil doit être dans un cul-de-sac en sac à papier pour ne pas afficher le rapport final après quatre mois. Un rappel des faits (pas des faits alternatifs) :

  • Le 30 octobre 2016, article dans La Presse.ca qui s’assoit sur un communiqué de presse de Longueuil, je présume, pour répliquer au mouvement de « On paie trop pour Longueuil ». Du texte de remplissage qui se démolit facilement par tout individu qui comprend les organisations de travail. D’ailleurs, si les MRC sont si mauvaises dixit Longueuil, pourquoi alors le gouvernement du Québec les a-t-il mises en place à la grandeur du Québec ? Et si elles étaient autant déficientes, pourquoi ne les remplace-t-il pas par des agglomérations?
  • On annonce dans cet article du 30 octobre la tenue d’une séance d’informations pour bientôt.
  • Rapport préliminaire du 10 novembre 2016 du cabinet Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT) intitulé ; « Analyse de l’efficacité et du coût des activités de l’agglomération», publié dans le site de la ville de Longueuil. Longueuil affiche dans son site un titre trompeur soit  « le rapport complet » plutôt que «le rapport préliminaire ».
  • La séance d’information annoncée a eu lieu le 22 novembre. J’y étais comme bien d’autres pour décrier non pas la qualité du rapport, mais plutôt pour soulever que le rapport ne répondait pas à la question qui était posée, soit le coût des activités de l’agglo pour les citoyens. La ville de Longueuil s’est fait démolir, tailler en pièce par une poignée de citoyens. De plus, Longueuil a enregistré la soirée à l’insu des participants et peut-être filmé, sans nous prévenir à l’avance. Il a fallu que je prenne d’assaut le micro pour leur faire avouer cet entorse à la démocratie lors de la séance du conseil d’agglomération du 19 janvier dernier. « L’écoute » à Longueuil semble être une mot dont la signification n’est pas celle que nous souhaiterions. Je vous renvoie au  dernier billet de Frédérick Bastarache-Ouellette intitulé ; » L’agglomération de Longueuil: une instance anti-citoyenne?« .
  • Au cours du mois de décembre, j’ai eu une correspondance très nourrie avec M. Nicolas Plante, le chargé de compte de RCGT et signataire du rapport précité, sur plusieurs points de son rapport. Dans un courriel du 29 novembre dernier, je lui ai soulevé pas moins de 20 points à revoir dans son rapport.
  • Le 22 janvier, trois jours après la séance du conseil de l’agglomération où on a fait avouer à l’arraché qu’on avait été écouté et filmé, je demande au service d‘accès à l’information le rapport final de RCGT. On me répond le 3 février ceci : « Au terme des recherches effectuées dans le cadre du traitement de votre requête, nous constatons que le document demandé est en cours d’élaboration». Or, cela est erroné (pour ne pas dire mensongé car il se peut que la main gauche ne savait pas ce que la main droite faisait). En effet, je sais d’une source sûre que le rapport final a été produit dans la semaine du 30 janvier. Il n’est donc pas en cours d’élaboration.
  • En ce 6 mars 2017, quatre mois et une semaine après le communiqué de presse de Longueuil qui a donné le titre «Ce n’est pas l’agglomération qui coûte trop cher!» à un article dans La Presse.ca  et que Longueuil a repris dans son site pour bien paraître, le site internet de l’agglomération affiche toujours une tromperie avec un rapport préliminaire qui n’est pas le « rapport complet ». Longueuil trompe la population avec le site de l’agglomération. De plus, comment se fait-il qu’elle n’a pas pris soin de traduire en anglais après quatre mois cet ajout dans cette page de son site, quand on voit que tout le reste du site est méticuleusement traduit en anglais. Cela démontre l’absence du caractère informatif du site de l’agglomération qui est maintenant utilisé pour les fins de la ville de Longueuil uniquement.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Les municipalités sont des gouvernements de proximité. Ah oui!

La semaine dernière, je publiais un billet de Pierre Sénécal sur la consultation publique et le projet de loi 122 qui s’intitule : « Loi visant principalement à reconnaître que les municipalités sont des gouvernements de proximité et à augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs ». Ce titre du projet de loi me scandalise au plus haut point en tant que Montarvillois et devrait scandaliser autant les Brossardois, Bouchervillois et Lambertois.

Comment le gouvernement central à Québec (GC) peut-il écrire une telle chose mensongère pour les villes reconstituées. Pour la moitié de nos compétences en tant que « gouvernement de proximité », nous sommes FORCÉS, OBLIGÉS de sous-traiter ce nouveau rôle à Longueuil, très loin de notre réalité. Terminé. Dégagé, villes de deuxième ordre. Et vous n’avez aucun pouvoir pour faire changer les choses, en a décidé le GC. Continuons avec l’autre partie du titre qui est« augmenter à ce titre leur autonomie et leurs pouvoirs ». Alors là, Longueuil va être très contente et doit jubiler, car avec plus d’autonomie et de pouvoirs, elle va asservir encore plus les villes reconstituées de Brossard, Boucherville, Saint-Bruno et Saint-Lambert.

Je vois sur le site de la Ville de Longueuil en date du 27 février que celle-ci a déposé le 21 février son mémoire intitulé : « Autonomie et efficacité : faire des municipalités de véritables gouvernements de proximité ». Un autre titre qui me scandalise et qui devrait vous scandaliser. Et en plus six jours pour l’annoncer.

J’ai feuilleté ce mémoire, mais je vais m’en tenir à l’introduction en page 3 et un commentaire d’ordre général. Voici le titre de l’introduction qui est « Une nouvelle relation » et les trois premiers paragraphes qui suivent.

Le projet de loi 122 vient moderniser le rapport qu’entretient le gouvernement du Québec avec les quelque 1 100 municipalités que compte le Québec. Jadis considéré comme des créatures de l’État, le législateur entreprend aujourd’hui de reconnaître les municipalités comme des gouvernements de proximité. C’est d’ailleurs ce qu’elles ont toujours été implicitement.

 Après plusieurs années de représentations du milieu municipal, Québec passe de la parole aux actes et propose une nouvelle dynamique qui repose sur la confiance. Cette pièce législative est assurément un pas dans la bonne direction.

 Après tout, les municipalités du Québec sont imputables. Les citoyens confient aux élus de grandes responsabilités et s’attendent à ce qu’ils prennent les meilleures décisions dans l’intérêt collectif. Pour ce faire, ils doivent disposer des leviers qui, jusqu’à tout récemment, leur échappaient. Les innombrables contraintes imposées ralentissent la prise de décision, freinent l’initiative et amenuisent l’efficacité. Cette ère semble désormais révolue.

Mes commentaires :

1er paragraphe : On est toujours des créatures de l’état, n’en déplaise à Longueuil. Ça fait ambiance de la part du gouvernement central (GC) de parler officiellement de gouvernement de proximité et Longueuil vient lécher les bottes du GC pour leur dire qu’ils sont d’accord avec ce bel énoncé pompeux.

2e paragraphe : La confiance ! Les jours sont sombres à l’horizon, car si le GC fait confiance encore plus aux villes, notamment les villes-centres des agglomérations, alors les villes reconstituées risquent de déguster encore plus pour les services de proximité qui leur échappent.

3e paragraphe : Du bonbon. Longueuil se donne un bâton pour se faire battre. Première phrase : « Après tout, les municipalités du Québec sont imputables ». Oui nos villes reconstituées sont imputables pour la moitié, mais Longueuil n’est pas imputable pour notre autre moitié, car je ne peux pas exercer mon droit de vote pour sanctionner les élus en place.  Deuxième phrase : « Les citoyens confient aux élus de grandes responsabilités et s’attendent à ce qu’ils prennent les meilleures décisions dans l’intérêt collectif. ». Je ne leur ai rien confié. Oui, les Longueuillois confient aux élus de Longueuil de grandes responsabilités. Moi, NON! Non pas par entêtement, mais je ne peux pas exercer ce droit. Et les meilleures décisions dans l’intérêt collectif. Désolé : c’est l’intérêt de Longueuil qui prime à l’agglomération de Longueuil.

Ça donne des hauts le cœur de lire cela, n’est-ce pas!

Pour conclure, mon commentaire d’ordre général est le suivant. Dans ce rapport, Longueuil mentionne quatre fois l’agglomération de Longueuil dont elle est bien entendu la ville-centre et normalement « la fiduciaire » des droits de tous. Elle fait des représentations pour l’agglomération de Longueuil dans son mémoire. La question qui tue : Longueuil a-t-elle obtenu l’accord des quatre autres villes au conseil d’agglomération pour faire des représentations et écrire dans sa conclusion « À ce chapitre, Longueuil étant la ville-centre d’une agglomération de 425 000 citoyens, elle doit pouvoir faire entendre la voix de ses cinq villes à la Table Québec-municipalités. ». Je penserais que non et je crois que la voix des cinq villes est très discordante à l’agglomération de Longueuil pour que Longueuil accapare le droit de parler en leur nom à l’unisson.

Louis Mercier,
Montarvillois, demi-citoyen d’un gouvernement de proximité.

Longueuil s’adonne à des techniques d’hameçonnage et de harponnage au détriment de l’agglomération

Aux amateurs de pêche qui sont nombreux au Québec et peut-être parmi vous, ne pensez pas que je vais vous faire partager de nouvelles techniques de pêche blanche dans le fleuve St-Laurent ou que je vous lance une invitation à la pêche aux poissons des chenaux. Pour les autres, aucun risque que je vous ferre comme un brochet.

Non, je vais vous instruire dans un premier temps d’un nouveau sport pratiqué dans la grande toile de l’internet où des gens ou organismes avec des intentions malveillantes veulent vous détourner, donc vous hameçonne ou vous harponne pour s’assurer que vous ne leur échappez pas et vous arnaque ensuite.  Longueuil pratique ce nouveau sport depuis un certain temps au détriment de l’agglomération.

Selon le site www.linternaute.com, le terme hameçonnage est utilisé pour faire référence à une pratique courante sur internet qui consiste à envoyer un message destiné à amener une personne à se connecter sur un site et fournir des informations confidentielles. Pour le harponnage, je vous renvoie à sa définition dans Wikipedia. En somme, c’est comme l’hameçonnage, mais c’est plus ciblé.  Si on veut rester avec une définition un peu plus classique de ces nouvelles techniques dans l’internet, je dirais que la Ville de Longueuil fait de l’usurpation d’identité. Les victimes : Boucherville, Brossard, Saint-Bruno et Saint-Lambert.

Suivez-moi bien. Mettez-vous dans la peau d’une jeune personne en affaires, prospère dans sa région (vous vous prénommez Claude, homme ou femme comme vous le voulez), qui souhaite s’établir sur la Rive-Sud de Montréal afin d’asseoir la croissance de son modèle d’affaires. Claude avait rencontré Mme St-Hilaire dans un cocktail qui lui a dit «  L’agglomération de Longueuil répondra à vos attentes par son dynamisme et son harmonie entre les cinq villes qui la constituent. C’est plus de 400 000 habitants. De plus, un aéroport, la 30, la 20 et la 10 à proximité, un pôle universitaire, un métro….. » . Elle lui en met plein la vue.

Deux semaines plus tard, Claude, féru(e) en informatique et adepte de l’internet, ouvre un moteur de recherche et tape «  Agglomération Longueuil ». Après avoir écarté Wikipedia et le blogue d’un citoyen intitulé « agglomerationlongueuil.ca », elle clique sur ce qui semble être le site de l’agglomération de Longueuil. Elle atterrit dans la page d’accueil de la Ville de Longueuil que voici :

C’est un joli damier de gros boutons réparti sur trois lignes et six colonnes, bien fait et conçu principalement pour les utilisateurs de tablettes ou de téléphones.  Rapidement, Claude clique sur le premier bouton qui justement l’intéresse soit celui de « Agglomération de Longueuil » avec l’icône de la sphère sillonnée de méridiens et de parallèles.

Clic! Voici la page suivante.

Bon! Joli damier encore. Maintenant il faut lire un peu plus. «  Service de police, Sécurité incendie, Transports, Évaluation foncière …….. Longueuil économique ». Bien sûr, c’est ici qu’on clique sur ce dixième bouton.

Clic! Voici la page. (Comme elle est très longue,  je n’affiche ici que le haut).

Maintenant soyez bien attentif, car Longueuil vient de vous ferrer et va subtilement mouliner pour vous amener dans son bateau. Dans la peau de Claude, vous lisez la page de haut en bas et vous êtes impressionné(e) avec tout ce qui est là : la carte des cinq villes, l’aéroport, la place du métro….. On vous en met plein la vue! La roulette de votre souris tourne à fond. VOUS ÊTES ÉBLOUI(E) ET CONVAINCU(E). Dans l’encadré à la fin, on vous invite à appeler M. Patrick Savard, le directeur général (dans votre tête, le dg de l’agglomération de Longueuil bien entendu) ou de lui écrire. Voici cet encadré.

Voilà! Vous avez mordu à l’hameçon au début de cette page et à la fin, vous avez été harponné(e) par l’invitation d’appeler le dg de Longueuil.

Maintenant, je vais vous expliquer ce que Longueuil fait pour tromper l’investisseur.

En réalité, il n’y a pas de site de l’agglomération de Longueuil (j’en réclame un depuis le début de ce blogue en janvier 2016). L’agglomération de Longueuil n’existe pas comme me l’a dit le dg de Longueuil. C’est une table décisionnelle de la Ville de Longueuil où les maires des quatre autres villes ont un droit de vote. Arrêtons ici sur ce qu’est l’agglo sinon on n’en finira pas mais si vous voulez comprendre un peu plus la « patente », écrivez-moi.

Quand on entre dans la page de la Ville de Longueuil comme l’a fait Claude et qu’on clique sur le gros bouton «  Agglomération de Longueuil », on est toujours dans le site de la ville de Longueuil mais dans une vitrine de bouton de compétences uniquement de l’agglo. En cliquant ensuite sur le bouton « Longueuil  économique », on vous aiguille tout simplement sur la page « Longueuil  économique » de la Ville car il n’y a pas de page qui existe pour l’agglomération. Cette page-là est la même que celle que vous auriez eue si, une fois entré dans le site de la Ville de Longueuil au tout début, vous aviez cliqué sur «  Économie et entreprises »   (icône avec le diagramme et la courbe fléchée vers le haut) que voici:

puis ensuite dans la page suivante de cette partie du site, vous aviez cliqué sur le même bouton « Longueuil  économique ». En passant, Longueuil a tout mis sur la page d’accueil pour que son citoyen retrouve tous les services de la ville, même ceux de compétence d’agglomération: bouton Taxation et rôle d’évaluation, bouton Service aux citoyens, bouton Sécurité publique pour en nommer quelques-uns. Longueuil amalgame les deux champs de compétences.

Comme vous êtes un résidant d’une ville liée de l’agglomération de Longueuil et non un « étranger » et néophyte, vous comprenez maintenant que lorsque Claude a cliqué sur ce bouton « Longueuil  économique », il (elle) ne s’est pas attardé à la première phrase en caractère gras «  Longueuil fait partie de l’agglomération de Longueuil ». (Retournez à la copie écran ci-dessous; je ne l’avais pas encerclé volontairement). Quand, j’ai lu cela en septembre dernier, je me suis dit que c’était une vérité de La Palice que «  Longueuil fait partie de l’agglomération de Longueuil ». Puis, j’ai trouvé cela bizarre que ni Boucherville, Brossard, Saint-Bruno et St-Lambert ne soit mentionné explicitement et qu’à la fin, on dirige le lecteur vers le dg de Longueuil plutôt que le DEL, qui est justement responsable du Développement économique de Longueuil. Après avoir navigué de gauche à droite dans le portail de la ville, j’ai découvert la supercherie.

SCANDALEUX! INACCEPTABLE! IMMORAL! ÉCŒURANT! HONTEUX! VICIEUX! Longueuil détourne pour son bénéfice le patrimoine collectif de l’agglomération qu’on veut créer par cette « entité », artificielle sur papier, mais réel pour ceux qui veulent y croire ou qui ne comprennent pas la réalité de ce monstre créé par le gouvernement Charest de l’époque et maintenu en vie par le gouvernement actuel. Après le détournement pour son bénéfice propre, de l’Orchestre symphonique de Longueuil que j’ai soulevé dans ce blogue et qui est une compétence d’agglomération, après la présence du projet de rapport de RCGT sur le site de l’agglo pendant trois mois tout en faisant croire encore au lecteur en ce moment que le rapport est final et que j’ai demandé de corriger, voilà qu’on ajoute maintenant le détournement par Longueuil du développement économique de l’agglomération, à son avantage.

On comprend maintenant pourquoi Mme St-Hilaire est si fière du développement de sa ville en 2016 ( voir son discours introductif au tout début de la séance du conseil de la Ville de Longueuil du 15 novembre 2016 à 3 min 10 secondes) et comme elle le dit : » …de plus en plus d’entreprises choisissent Longueuil comme terre d’accueil…. ».  Et on comprend maintenant pourquoi, lors du dépôt du budget 2017 de l’agglomération le 8 décembre dernier lors d’une séance extraordinaire du conseil d’agglomération,  Mme Sylvie Parent était radieuse de dire que la quote-part de Longueuil avait augmenté dans l’agglo grâce « ….à sa vitalité économique »  (passage à 20 min 50 sec). Avec un tel gréement de pêche dans le site de la ville de Longueuil, la pêche ne peut être que miraculeuse.

Longueuil s’enrichit grâce à sa position dominante et la confusion qu’elle entretient, bénie par le gouvernement central à Québec. Difficile la démocratie municipale en 2017 !

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Autre leçon de démocratie pour Longueuil à apprendre

Si ce n’avait pas été la couverture médiatique (Radio-Canada à l’émission matinale Gravel le matin ou le site de Radio-Canada) de la question posée à M. Denis Coderre par la jeune patineuse de longue piste de 12 ans, Mathilde Charron, lors de la séance du conseil de la ville de Montréal de lundi dernier (début à 9 min 25 sec dans la captation vidéo), je vous aurais entretenu sur un thème de fond avec bien des chiffres à l’appui. Encore une fois, vous bénéficiez d’un congé de chiffres. Ce dont je veux vous entretenir, c’est le déroulement même des séances de l’agglomération de Longueuil en comparaison à celles de Montréal. Longueuil bafoue la démocratie municipale depuis 2006. Ce billet est dans la même veine que mon billet du 29 novembre dernier intitulé « Longueuil à l’école de la démocratie ».

Ce qui m’a frappé lors du reportage à Radio-Canada, c’est le droit à une autre question ou une complémentaire à laquelle la jeune fille a eu droit à la séance de la ville de Montréal. Visionnez ce court passage en entier car c’est une bouffée de fraîcheur.  Je me suis dit alors que le président de l’assemblée, M. Frantz Benjamin, lui avait fait une fleur. Mais non, pas du tout, car en écoutant d’autres intervenants dans cette captation vidéo, ils ont eu droit au même traitement.  De plus, l’intervenant adresse sa question à la personne de son choix plutôt qu’au président. Et en plus, j’ai compris que les questions sont posées dans l’ordre de leur inscription.

À l’agglomération de Longueuil, c’est le régime stalinien ( on dira bientôt « poutinien » ou « trumpien »):

  • Vous inscrivez vos questions sur des fiches numérotées;
  • Le président de l’assemblée, M. Michel Lanctôt invite les gens dans l’ordre qu’il veut bien à poser leurs questions et toutes leurs questions, d’un seul trait; et
  • Une fois les questions posées, il vous demande de vous asseoir et c’est terminé pour vous. Dégagé s’il-vous-plaît.

Alors là, selon le thème de la ou des questions et les dossiers dont sont responsables les élus de Longueuil, un élu répond à votre ou vos questions. Quand un élu passe complètement à côté volontairement ou par ignorance ou répond de façon imprécise ou en partie ou répond en langue de bois, (à voir avec ses 660 000 clics sur Youtube), ce qui est monnaie courante pour toutes ces formes de réponses-là, il est impossible de demander des précisions sur-le-champ ou de demander qu’on réponde à la question. Vous êtes assis et vous n’avez pas le droit de réplique. Sauf si vous prenez ce droit de force. C’est ce que j’ai dû faire à la séance du conseil d’agglomération de jeudi dernier 19 janvier , lorsqu’à ma question (29 min 50 sec) à savoir si la présentation du 22 novembre 2016 dernier du rapport de Raymond Chabot Grant Thornton intitulé « Analyse de l’efficacité et du coût des activités de l’agglomération » avait été enregistrée à l’insu du public. (En passant, en ce 24 janvier 2017, c’est toujours la version préliminaire de ce rapport qui est affichée dans le site de l’agglo). Je demandais dans un premier temps un simple OUI ou NON. Dans le préambule de ma question, je relevais des propos de Mme St-Hilaire de la séance du conseil du 6 décembre dernier (54 min 10 sec) qui portaient à croire que la séance avait été enregistrée, ce qui en passant n’aurait rien eu de répréhensible si on en avait été informé le 22 novembre et si la captation vidéo de cette séance était disponible sur le site de l’agglo, tout comme les interventions « politiques » de tout genre de Mme St-Hilaire en faveur de l’agglo le sont. Alors, en toute logique, c’est elle qui aurait dû répondre à ma question par un OUI ou un NON. Or, Mme Sylvie Parent, qui présidait cette soirée du 22 novembre a décidé de répondre à ma question en langue de bois (38 min 20 sec). Puis par la suite, elle est passée à ma question sur les régimes de retraite. Quand elle a eu terminé et a invité le maire de Boucherville, M. Martel à donner suite à ma dernière question qui lui était adressée, c’est là que j’ai dû faire valoir mon droit à la réponse à ma question, en reposant ma question hors micro et en faisant fi du président. Le président a tenté de me faire taire à plusieurs reprises. Voyant que je concluais que la session avait été enregistrée puisqu’on ne répondait pas par un OUI ou un NON, et que j’allais partir avec la réponse que la séance avait été enregistrée, c’est à la toute fin que Mme St-Hilaire, ayant compris l’enjeu tout en me prêtant une forme d’impatience, est sortie de son mutisme (41 min 15 sec) et a confirmé que LA SÉANCE AVAIT ÉTÉ ENREGISTRÉE et que C’ÉTAIT PRATIQUE COURANTE à Longueuil.

Selon le propos de Mme St-Hilaire et c’est ce qu’on en comprend, il faut conclure que Mme Parent ne savait pas que c’était PRATIQUE COURANTE et en conséquence, qu’elle venait d’apprendre POUR LA PREMIÈRE FOIS qu’elle avait été enregistrée au cours de cette séance du 22 novembre, elle aussi, à son insu tout comme moi d’ailleurs.  Force est de constater avec la mise au point de Mme St-Hilaire obtenue à l’arraché, que ce serait l’explication pour laquelle Mme Parent n’a pas répondu par un OUI ou un NON comme je le demandais. Pensez-vous la même chose que ce que j’en pense? À mon humble avis, Mme Parent le savait, mais elle a simplement voulu me rouler dans la farine. C’est là qu’on voit qu’à Montréal, une telle situation n’aurait pas eu lieu car vous n’allez pas vous asseoir et vous avez le droit de réplique ou le droit à une question complémentaire.

Pierre Sénécal, qui a écrit un billet dans ce blogue et présent à cette même séance du conseil de l’agglo de jeudi dernier, a dû faire la même chose que moi. Il a pris d’assaut le micro (49 min 30 sec) car on n’avait pas répondu à une de ses questions pourtant très claire sur la légalité de la règle de potentiel fiscal dans l’agglo de Longueuil, différente d’ailleurs au Québec.

C’est là qu’on voit toute l’ampleur du vide démocratique à la ville de Longueuil et à l’agglomération de Longueuil. On menotte les citoyens dans la séance des questions au public. En passant, les règles des séances de l’agglo ne sont pas celles que veut bien se donner le conseil d’agglomération, mais ce sont les règles de la ville de Longueuil. Désolé, Messieurs les maires de Boucherville, Brossard, Saint-Lambert et Saint-Bruno,  car Mme St-Hilaire et ses « sbires » régissent votre conseil de l’agglomération et vous n’avez rien à dire.  Il n’y a aucune possibilité de changer le cadre de cette séance où vous représentez vos élus et où vos élus posent des questions et tentent d’avoir des réponses.

Difficile la démocratie municipale en 2017 !

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Longueuil à l’école de la démocratie

Je vais tenter d’éviter de vous parler de chiffres. Ce ne sera pas facile, mais je suis prêt à relever le défi.

Je vous ai écrit il y a quelques jours à propos de la présentation mardi dernier 22 novembre du rapport de RCGT par la Commission des Finances de l’Agglomération de Longueuil sous la présidence de Mme Sylvie Parent. En passant, ceux qui veulent lire un article dans la presse locale sur cette soirée peuvent lire l’article de Frank Jr Rodi dans l’hebdomadaire Les Versants intitulé «Des intervenants déçus et insatisfaits ».

Cette présentation était animée par Mme Anita Ramacieri, du Bureau de recherche d’animation et de consultation (BRAC). Dans les circonstances, cette dame a fait un très bon travail, mais ce qui m’a frappé, c’est la façon comment elle a mis la table et elle a défini les règles à suivre pour la période des questions, car, le nœud de cette soirée d’information, c’étaient les questions du public. En gros, elle nous a dit :

  1. S’il n’y a pas de micro sur pied, ne soyez pas surpris c’est parce que le micro sera apporté à votre place;
  2. Pour poser des questions, vous levez la main et je vais m’assurer que je céderai la parole aux gens dans cet ordre;
  3. On a bien du temps devant nous, mais avant de redonner la parole à ceux qui ont déjà posé une question, toute personne qui souhaiterait poser une première question sera privilégiée et passera automatiquement devant toute personne qui en sera à sa 2e question et ainsi de suite; et
  4. Selon la question, je verrai qui parmi les personnes à ma droite et à ma gauche pourra y répondre.

Vous auriez voulu définir les règles du déroulement de cette soirée et vous n’auriez pas fait mieux.

Fait intéressant, comme je l’avais indiqué et ce que confirme le journaliste Frank Rodi, il y avait une quarantaine de personnes dans la salle. Cependant, il faut savoir qu’il y avait notamment des élus de Longueuil.

Où je veux en venir, c’est un parallèle que je veux établir entre cette soirée du mardi 22 novembre et la dernière séance du conseil d’agglomération du 17 novembre où pour la première fois, il y avait une foule record. On était presque à « guichet fermé », comme dit l’expression. Je m’étais inscrit pour trois questions et comme je ne voulais pas faire ombrage à d’autres personnes qui auraient eu une question, sachant que le président du conseil, M. Michel Lanctôt avait le pouvoir de limiter la période de questions à 60 minutes, j’ai inscrit mes questions une à une aux 5 minutes en laissant des gens s’inscrire entre les miennes. C’était un peu au hasard, mais cela avait le mérite d’éviter d’avoir mes questions une à la suite des autres.

Or comme je l’ai indiqué dans mon billet du 20 novembre intitulé « Foule record à l’a séance de l’agglo », le président a simplement regroupé les questions comme à l’habitude et a changé l’ordre selon son bon vouloir ou celui dicté par les adjoints de Mme St-Hilaire qui veuillent au grain avant le début de la séance. Il a invité les personnes dans ce nouvel ordre qui ne respecte pas du tout l’ordre d’arrivée des personnes (contrairement à l’approche retenue par Mme Ramacieri mardi dernier). Arrivé à mon tour, il a voulu m’imposer de poser mes trois questions en séquence (contrairement à l’approche retenue par Mme Ramacieri mardi dernier), ce que j’ai refusé pour permettre aux autres personnes de pouvoir poser leurs questions.  Dieu merci, tout le monde a pu poser ses questions excepté ……. moi. Pour les réponses aux questions, notammnet la mienne, on repassera.

Pour conclure, sur ce billet qui traite de démocratie, il faut savoir que parmi les élus assis à l’arrière et qui faisaient partie du décompte des quarante personnes, il y a avait l’élu du district Antoinette-Robidoux de l’arrondissement du Vieux-Longueuil, M.Michel Lanctôt, président du conseil de l’agglo. J’espère qu’il a bien appris sa leçon.

Parole tenue : je ne vous ai pas parlé de chiffres, mis à part mes trois questions et les quarante personnes dans la salle.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Foule record à la séance d’agglo

Comme dit le proverbe, « ça se bousculait au portillon » (dans le premier sens de l’expression même si parfois le deuxième sens pourrait s’appliquer) de la séance de l’agglomération de Longueuil jeudi dernier à 16h00. Pour moi qui y assiste de façon régulière, on vient de battre un record et pas à peu près. C’est comme si le coureur olympien Usain Bolt avait fracassé le record du 100 mètres à Berlin en 2009, non pas de .11 secondes, mais de 2.11 secondes pour le porter à 7 s 58.

La  journaliste Ali Dosite du journal Le Courrier du Sud a déjà mis un article en ligne sous le titre «  Une séance du conseil houleuse à l’Agglomération de Longueuil ». La salle était bondée et la séance a duré presque 1 heure 50 minutes. Pourquoi est-ce un record? Dans un de mes billets en début d’année intitulé « Agglomération de Longueuil : entité secrète, cachée et mal-aimée », j’ai compilé un temps moyen de 0h44 par séance pour huit séances de l’agglo en 2015. 2016 n’est pas en reste. Vous comprenez maintenant quand je dis que le record a été fracassé pour la durée. Pour la foule présente, même chose. J’en suis à ma 5présence cette année et nous sommes  d’habitude trois, quatre ou cinq citoyens dans la salle. On compte beaucoup plus de personnel du cabinet de Mme St-Hilaire et des communications de Longueuil dans la salle et à la mezzanine que de citoyens, si je me fie aux applaudissements d’une prestation de fin de séance de Mme St-Hilaire et aux visages qu’on voit périodiquement.

J’ai posé à cette séance une question qui a fait l’objet de demande par écrit de ma part à deux reprises. Elle portait sur le budget 2017 à venir.  J’en avais deux autres mais comme le président d’assemblée, M. Michel  Lanctôt avait exprimé la volonté  qu’on réponde de façon groupée aux questions et que me deux autres questions portaient sur deux autres thèmes différents et que je savais qu’on allait avoir une réponse « langue de bois » ou d’ambiance enrobée,  j’ai exigé qu’on réponde à ma question sur-le-champ, ce à quoi j’ai eu droit mais en sacrifiant la possibilité de poser mes deux autres questions car il me l’a interdit. Bravo la démocratie. On a eu une bonne discussion.  J’y reviens par après dans mon dernier paragraphe.

Alors après quelques hésitations et des signaux entre la mairesse et les conseillers, Mme Sylvie Parent est montée au créneau et a répondu à ma question. Encore une fois, la langue de bois. Elle a fait ambiance avec ses feuilles préparées par les communicators de Longueuil et des textes ruminés dont des extraits presque mot pour mot avaient déjà été utilisés par Mme St-Hilaire antérieurement. Pour ceux qui veulent se tordre de rire à en pleurer sur la « langue de bois », regarder l’excellent sketch de l’artiste français Franck Lepage, visionné plus de 600 000 fois (je l’avoue, je dois compter pour une dizaine de clics).

Puis, j’ai été suivi au micro par une citoyenne de Saint-Lambert , Sylvie Paradis, ( au chrono de 34m 10 s) qui avant de poser sa question a apostrophé Mme Parent pour lui dire qu’elle n’avait pas répondu à la question que j’avais posée sur les états financiers. Et vlan dans les dents!  Le président est intervenu et elle l’a mis à sa place. Et vlan dans les dents! Après l’intervention de Mme Paradis, le président de l’assemblée, M. Michel Lanctôt s’est permis de faire un point d’ordre (35 m 40 s) de ne pas applaudir, car ça « retarde le processus ». Il s’est attiré la risée de la foule à juste titre. Je pense qu’il en avait plein les bras et qu’il avait hâte que ça se termine.

La démocratie est vraiment bafouée à ces séances de l’agglo. On ne respecte pas l’ordre d’arrivée des gens qui se sont inscrits pour poser de questions, on ne répond pas aux questions, et quand on répond, c’est souvent complètement à côté, comme la réponse que Mme Parent m’a donnée et qu’on m’a servie avec la même sauce enrobée à plusieurs reprises cette année.

Et avec tout cela, le président vous muselle. Dans cette veine, je vous laisse avec une citation du célèbre humoriste Coluche qui disait « Rappelez-vous toujours que si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, les politiciens ont, eux les moyens de vous faire taire ».

Merci à tous ceux et celles qui sont venus à la séance de l’agglo de jeudi. Je commence à me sentir épaulé. Il faut continuer maintenant.

Bonne semaine.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Agglomération de Longueuil : pétition pour la gouvernance

Avec la collaboration de Pierre Sénécal de Saint-Lambert et Gilles Larin de Brossard, des personnes connues du mouvement citoyen « rivesudois » depuis plusieurs années, j’ai fait inscrire par l’entremise de Mme Nathalie Roy, députée de Montarville, une pétition dans le portail de l’Assemblée nationale du Québec.  Je vous invite à signer cette pétition en vous rendant à l’adresse suivante  : http://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/signer-petition/index.html

Cette pétition dans le site porte le titre : « Modification de la Loi sur les cités et villes afin que toutes les municipalités et les organismes supramunicipaux soient sous le périmètre comptable du Vérificateur général du Québec et sous la juridiction du Protecteur du citoyen du Québec ».

Cette pétition vise à ce que toutes les municipalités et les organismes supramunicipaux soient:

  • sous le périmètre comptable du Vérificateur général du Québec. Ce dernier serait chargé d’auditer les municipalités du Québec, les sociétés municipales et les autres organismes supramunicipaux, dont l’agglomération de Longueuil en tant qu’organisme supramunicipal; et
  • sous la juridiction exclusive du Protecteur du citoyen du Québec afin que ce dernier agisse à titre d’ombudsman impartial et indépendant dont la mission serait d’assurer le respect des droits des citoyens dans leurs relations avec les services publics municipaux et supramunicipaux.
  1. L’agglomération de Longueuil sous le vérificateur général du Québec:

Ceci s’inscrit en droite ligne avec la recommandation n° 26 du « Rapport final de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction » communément appelé Rapport Charbonneau.

Certains diront que les grandes villes ou grands organismes supramunicipaux sont protégés par leur vérificateur interne. Rappelez-vous que lorsque ce dernier tente de s’éloigner un peu trop de ceux qui le nomment, on risque d’assister à des situations comme celle que le vérificateur de Montréal M. Jacques Bergeron, dont un article du Devoir résume bien la situation, a connue sous le règne de Gérald Tremblay.

  1. Protecteur du citoyen du Québec pour défendre les « agglomérés » de l’agglomération de Longueuil:

Face aux abus de position dominante de la ville de Longueuil dans sa gestion de l’agglomération de Longueuil, j’ai constaté qu’il y avait un protecteur du citoyen à Longueuil. Pour une ville de 240 000 habitants, il est normal de penser que ce protecteur s’occupe des 420 000 habitants de l’agglomération de Longueuil, d’autant plus que cette « supraville » accapare le plus important budget de la Rive-Sud.  D’ailleurs, le rapport 2014 du Protecteur indique, suite à une recherche avec le mot clé « agglomération » qu’il traite les plaintes qui touchent le territoire des autres villes de l’agglomération de Longueuil.

Hélas, j’ai déchanté très rapidement suite à un appel à ce service. Il est réservé uniquement au citoyen de Longueuil. Qu’il aurait été facile d’avoir ce service à la disposition de tous les citoyens agglomérés,  facturé à la pièce selon une clef comptable cohérente et équitable!

Voilà ce qui m’a motivé à adhérer au principe entre autres que l’agglomération de Longueuil et les autres agglomérations soient sous la juridiction exclusive du Protecteur du citoyen du Québec. Pierre Sénécal et Gilles Larin n’ont pas eu besoin d’entendre ma propre expérience pour adhérer à cette demande.

Signature en quelques clics

Je vous invite à vous rendre dans le site de l’Assemblée nationale du Québec pour signer cette pétition au nom de la démocratie citoyenne rudement malmenée dans l’agglomération de Longueuil. De plus, je vous serais reconnaissant de la faire circuler parmi les personnes qui comme vous, veulent que la démocratie ne s’use pas.

Je voudrais remercier Gilles Larin et Pierre Sénécal pour cette association et souligner l’excellent travail que Pierre a abattu pour éplucher les 1 741 pages du rapport Charbonneau qui pèsent 21 mégaoctets (Mo). Je vais tenter avec l’aide de collaborateurs plus technos que moi de le fractionner et de le mettre à votre disposition dans ce blogue car certains utilisateurs n’ont pas d’ordinateur ou de capacité de téléchargement assez puissants pour une telle taille de fichier . À suivre.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville

Aucune taxation sans représentation élue

Pour ceux qui ne connaissent pas l’origine de cette expression mythique, cliquez sur les liens suivants dans Wikipédia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party

https://en.wikipedia.org/wiki/No_taxation_without_representation

On entend souvent « Pas de taxation sans représentation ». Inscrivez cette phrase dans Google ou son équivalent en anglais  » No taxation without representation » et vous êtes parti pour des heures et des heures de lecture.

J’entends certains d’entre vous réfléchir à haute voix et dire : « Et alors, quel est le rapport avec l’agglomération de Longueuil?». Soyez patients!

Mon dernier billet remonte au 25 mars. En passant, la vidéo mystère n’est toujours pas disponible au bout d’un simple clic dans le site de la ville de Longueuil, mais mon pif me dit que ça s’en vient.  (NDLR au 25 avril 2016: comme je m’y attendais, la vidéo est disponible maintenant). Donc, j’ai été silencieux et pour cause, car j’étais en vacances du 28 mars au 4 avril à Cuba. Sevrage complet de l’ordinateur, d’internet, des blogues et coupure du monde des téléphones, des courriels et des textos durant sept jours. Rentré de vacances depuis, il a fallu éteindre les feux au boulot et en ce vendredi, je refais surface.

Depuis une semaine, j’ai été captivé par des articles de journaux qui touchaient la réforme scolaire et plus particulièrement le volet de l’abolition des élections scolaires. Voici les liens de ces articles :

En bref, le gouvernement fait marche arrière dans l’abolition des élections scolaires. Le journaliste Tommy Chouinard cite le premier ministre Couillard dans son article de La Presse du samedi 9 avril : « On est en réflexion là-dessus. Vous savez, la démocratie, c’est une chose précieuse et fragile. » (PS : en passant, on n’a pas entendu de telles paroles au cours de la période de 2000 à 2004, quand la population des villes fusionnées était dans la rue.) On évoque dans l’article la tenue simultanée des élections scolaires en même temps que les scrutins municipaux. «  J’aimerais bien, a répondu le premier ministre, mais il y a beaucoup de municipalités qui ne sont pas très enthousiastes devant l’idée.». (PS : en passant, il y avait une multitude de villes qui n’étaient pas enthousiastes pour ne pas dire totalement contre les fusions au cours de la période de 2000 à 2004). Puis dans Le Devoir de mardi 12 avril, Jessica Nadeau titre les paroles du ministre de l’Éducation Sébastien Proulx «  Les élections scolaires seraient maintenues, dit Proulx ». Dans son texte, elle cite le ministre: « La communauté anglophone nous a dit qu’elle était très attachée à ses institutions, il y a un élément d’identité et un contrôle sur ses institutions scolaires, mais ça a été dit également dans les régions du Québec » ( PS : eh bien! on tenait le même discours en 2000-2004 avec plus de passion et parfois de véhémence à propos de nos villes). Enfin, dans un article de Tommy Chouinard publié le 12 avril, il semble que la Fédération québécoise des municipalités se dise maintenant en faveur de cette mesure, sous certaines conditions.

J’arrête ici et je vous laisse le soin de lire chacun de ces articles en détail. Alors en résumé et derrière tout cela, que se dégage-t-il? Je me suis entretenu avec une personne qui baigne dans ce milieu au quotidien et qui a participé à la présentation d’un mémoire. S’il y a plusieurs éléments qui se dégagent de tout cela, il y en a un qui n’est pas cité et qui est en trame de fond de plusieurs mémoires présentés durant la période de consultation. C’est le suivant : «  Si les gens paient des taxes scolaires, alors ils veulent garder le contrôle. » En d’autres mots : «  Aucune taxation sans représentation élue ».

J’entends toujours certains d’entre vous s’impatienter et dire : « Et alors, quel rapport avec l’agglomération de Longueuil?». C’est tout simple et j’y arrive. En résumé, voici ce qu’est notre démocratie fiscale au Québec, dans un ordre qui est le mien :

  • Taxes scolaires : je paie et si je suis content ou mécontent de la gestion des élus, alors je peux par mon vote les reconduire ou les évincer de leur poste.
  • Impôt provincial et TVQ: je paie et si je suis content ou mécontent de la gestion des élus, alors je peux par mon vote les reconduire ou les évincer de leur poste.
  • Impôt fédéral et TPS: je paie et si je suis content ou mécontent de la gestion des élus, alors je peux par mon vote les reconduire ou les évincer de leur poste.
  • Taxes municipales: je paie et si je suis content ou mécontent de la gestion des élus, alors je peux par mon vote les reconduire ou les évincer de leur poste.

C’est utile la fonction copier/coller n’est-ce-pas.

Mais ce n’est pas complet, car il manque un palier que voici :

  • Taxes d’agglomérations et de la CMM: je paie à ma municipalité, en plus des vraies taxes municipales qu’elle gérera, l’équivalent de ce même montant pour l’agglo et la CMM confondu, mais là je suis complètement dépouillé de mon droit de vote réel. Le maire de Saint-Bruno est délégué d’office pour me représenter, mais il ne peut rien faire. Il est un simple collecteur de taxes et envoie le tout à l’agglomération de Longueuil et la CMM. Par défaut, je lui délègue mon droit de représentation et le pauvre est menotté, car il ne peut pas voter pour déterminer qui va être à la tête de l’agglomération de Longueuil. Moi non plus. D’office, c’est le maire ou la mairesse de la ville centre à qui est dévolu ce poste. Donc, je ne peux pas élire l’équipe qui gère 50% de mon compte de taxes foncières qui va à l’agglo ou la CMM. Ma liberté est ainsi brimée par rapport aux MRC en région par exemple où les citoyens ont le droit d’élire le préfet de la MRC. On a alors deux classes de citoyens : un avec droit de vote où « taxation se traduit par représentation élue » et l’autre dont je fais partie tout comme vous, sans droit de vote, où le gouvernement du Québec me dit «  paie et ferme-la ».

Il paraît qu’on vit dans un pays démocratique et qu’on a une charte des droits et libertés pour que tous aient les mêmes droits.

Vivement les élections scolaires en même temps que les élections municipales pour des économies mais surtout pour stimuler l’intérêt. Mais ne nous arrêtons pas là. Il faut une liste de candidats pour des élections libres pour élire les représentants à l’agglomération et à la Communauté urbaine de Montréal. Sans cela, il faut abolir ces structures antidémocratiques.

JE VEUX VOTER À TOUS LES PALIERS SANS EXCEPTION OÙ JE CONTRIBUE PAR MES IMPÔTS ET TAXES.

Louis Mercier,
Citoyen de Saint-Bruno-de-Montarville